Une femme en burqa se voit refuser la nationalité française. Polémique.
Laïcité | 11:59 Une Marocaine salafiste s'est vu refuser sa demande au motif que son «comportement en société est incompatible avec les valeurs essentielles» de la France. C'est une première judiciaire.
MCM | 14-07-2008 | 11:59
Le journal Le Monde le révélait vendredi dernier. Dans un arrêt du 27 juin, le Conseil d'État a rejeté la requête de naturalisation présentée par Faiza M, une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France.
Motif? Cette femme a "adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes", explique la plus haute juridiction française.
Le port de la burqa
Il faut dire que lors des entretiens, Faiza s'est présentée "recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu'aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage." Le mot burqa pourtant n'est pas cité.
Au-delà de cette apparence vestimentaire, le couple a admis son appartenance au salafisme, courant rigoriste de l'islam fondé sur une interprétation stricte et littérale du Coran, et la femme a expliqué avoir accepté de porter le voile après son arrivée en France à la demande de son mari.
Soumission totale
"Elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n'a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille et semble trouver cela normal. L'idée même de contester cette soumission ne l'effleure même pas", souligne encore la commissaire du gouvernement.
Et de conclure que ses déclarations sont "révélatrices de l'absence d'adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française". Et ceci malgré le fait que la jeune femme parle bien le français, un critère habituellement retenu dans l'attribution de la nationalité, et que durant ses grossesses, elle a été suivie par un gynécologue homme.
Particularisme religieux
Cette décision, qui est prise quelques semaines après l'annulation d'un mariage entre deux époux musulmans, au motif que la femme avait menti sur sa virginité, traduit l'émergence dans la société française de questions liées aux particularismes religieux et culturels. Sans possibilité de recours, Faiza M. pourra, selon les juristes, renouveler sa demande quand elle aura prouvé qu'elle "a fait sienne les valeurs de la République".
Unanimité politique
Cette décision est très commentée, notamment sur le site du Monde qui a donné la nouvelle. Lire aussi le blog de la Tribune de Genève. Mais si la communauté musulmane parle de discrimination, non seulement religieuse mais sexiste, la décision du Conseil d'Etat fait l'unanimité de la classe politique française, du P.S. via François Hollande qui estime que la "loi a été bien appliquée" au FN en passant par "Ni putes ni soumises."
L'Association se dit soulagée par la décision du Conseil d'Etat. Elle ajoute, évoquant le port de la burqa: "La République ne peut en aucun cas cautionner un tel outil de soumission et d'oppression en vers les femmes."
Reagissez à cet article!




mais le fait de faire de ces
mais le fait de faire de ces femmes des personnes mediatisées et laissées a la merci d'une soit-disant "democratie directe" comme si elles n'etaient que valeurs a abattre, me fait penser qu'on les prend pour des ennemis a abattre comme on aurait fait pour un terroriste.
c'est mon avis, et mon dernier mot . j'ai le droit de dire ce que je pense.
Remarque piquante ?
Bien que les médias aient pris l'habitude d'orienter les débats aux dépends d'un simple regard informatif, c'est la réaction de cactus que je trouve pour le moins déplacée.
L'article porte à notre connaissance une prise de position courageuse et réconfortante, aux vues de l'importance que certains politiques tentent de redonner à la place de la religion dans notre société. On peut trouver des arguments favorable à toutes les religions, il n'en ressort pas moins qu'elles restent un vecteur de haine particulièrement perfide et assez facile à contrôler selon les intérêts en jeu. La spiritualité est une chose naturelle et personnelle, et elle aurait dû le rester...
Nous parlons ici de libertés individuelles bafouées à un tel point que les victimes elle-mêmes s'en trouvent consentantes, nous parlons de victimes résolues à accepter le moindre mal et nous parlons d'un refus d'accepter une telle situation.
Personne ici ne fait d'amalgames à deux balles en tentant de noyer le poisson dans un océan d'absurdité, personne ici ne parle de terrorisme, personne sauf toi cactus.
je suis en partie d'accord
je suis en partie d'accord avec cette decision que je comprends parfaitement, mais je trouve ridicule de populariser cette affaire . le gouvernement aurait pu faire son travail sans la mediatiser. la mediatisation fait l'effet d'un vote en democratie directe, ce que je trouve ridicule, puisque cela n'existe pas en France. il aurait donc fallu que le gouvernement fasse son travail dans ses bureaux, de manière professionnelle sans trop faire de cas "exemplaire" ouvert au public, car ce n'est pas au peuple de juger , mais au gouvernement.
ces popularisations peuvent inciter a la haine raciale et a la denonciation fortuite, et je crois que les orthodoxes musulmans en ont marre de se faire montrer en bêtes de foires dans les medias. c'est même dangereux car ils pourraient se tourner plus facilement vers le fanatisme (par depit et pour etre ainsi offerts au public).
faudrait peut etre montrer les vrais terroristes en bêtes de foire, et non pas les orthodoxes, pris trop souvent pour des terroristes.
parfois je me demande si ce n'est pas fait exprés parce qu'il est plus facile de generaliser et d'iciter a la haine plutot que de demonter le vrai terrorisme islamique.
en tout cas, moi je ne vois dans ce cas précis que du populisme mal menné.