Virginité néo-zélandaise: les enchères montent.

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Evidemment, c’est immoral, du moins aux yeux du commun. Le sexe mâtiné d’argent ressemble fort à de la prostitution. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle certaines féministes dures des années 1970 assuraient que le mariage formait une sorte de prostitution légale, si la femme ne disposait pas de revenus propres. Visconti en avait fait un sketch du film «Boccace 70». Habillée par Chanel, ce qui coûte cher, Romy Schneider y demandait de l’argent à Thomas Milian chaque fois que ce dernier voulait la sauter. Le sketch en question s’intitulait «Le travail».

 

 

Tout ça pour vous dire qu’une mini-affaire secoue en ce moment la Nouvelle-Zélande, un pays où les nouvelles ne doivent pas se montrer palpitantes tous les jours. Une jeune fille vient de mettre sur un site d’enchères sa virginité en vente. Elle attend bien sûr des réponses concrètes. Il suffit de s’adresser à Unigirl. Quelque 30 000 internautes seraient déjà allés voir de quoi il retournait.

 

 

Légalement, la chose ne pose aucun problème. La Nouvelle-Zélande n’est pas la prude Suède. La législation sur la prostitution s’y révèle on ne peut plus permissive. La vendeuse, qui a 19 ans, est parfaitement dans son droit. Le site n’avait pas à refuser son offre. A ce propos, Unigirl en aurait déjà reçu 1000, de propositions. Elle est en train de trier. La plus alléchante, si j’ose ici utiliser un mot pareil, se monte à 45 000 dollars néo-zélandais, soit un peu moins de 50 000 francs.

 

 

Evidemment, les sexologues et sociologues de tout poil s’en sont donnés à cœur joie (j’aurais aussi pu écrire «à corps perdu»). Certains d’entre eux n’hésitent pas à parler de «nouvelle forme de travail sexuel». Toujours les grands mots. Il n’y a pourtant là rien de bien neuf. On a ainsi vu, il y a peu, le cas d’une Espagnole de 28 ans. Elle pensait ainsi pouvoir régler les frais médicaux de sa mère. Nous nageons là en plein mélo. Une Roumaine de 18 ans proposait, elle aussi, sa fleur afin de financer ses études. La vie demeure souvent difficile du côté de Bucarest.

 

 

C’est d’ailleurs bien pour payer son université qu’Unigirl (vous voyez, tout se tient) a procédé à la mise aux enchères. «J’ai besoin de cet argent et je jouis de ce capital.» Au IIIe millénaire, la virginité fascine encore. Faut-il vraiment s’en rassurer?

 

 

Pour terminer je rappellerai un vieux roman anticlérical, dont le nom m’échappe. Il se passe au XVIIIe siècle, quand les religieuses avaient besoin d’une dot pour pouvoir entrer au couvent. L’héroïne, désargentée, faisait le trottoir afin de se former un pécule. Elle y parvenait finalement. Les voies du Seigneur se révèlent toujours impénétrables…

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Gérard Depardieu. Avec ses 150 kilos, je n’y arriverai jamais.
 
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…