ONU: Un grand pas en avant contre les violences sexuelles | Les Quotidiennes

20/11/2008 21:38
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ONU: Un grand pas en avant contre les violences sexuelles

International | 11:35  Elle était attendue depuis longtemps: l'ONU se dote enfin d'une résolution contre les violences sexuelles faites aux femmes lors des conflits armés.




Au Congo, des milliers de femmes ont été victimes de viols durant les conflits. Dans la majorité des cas, les violeurs ne sont pas inquiétés. (photo: AFP)


Manon Esteve | 24-06-2008 | 11:35

Les femmes sont souvent les premières victimes des conflits armés. Durant les guerres qui ont secoué la République démocratique du Congo, l’Irak, le Rwanda ou encore Haïti, des femmes de 3 à 75 ans ont été victimes de viols et/ou de mutilations.

 

Pour faire cesser ces exactions, l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution 1820 qui exige de toutes les parties en guerre qu’elles mettent fin immédiatement aux pratiques de violences sexuelles contre les populations civiles. Elles devront prendre des mesures pour protéger ces populations, et ne pas hésiter à punir les fautifs par des sanctions disciplinaires militaires. Le texte rappelle donc que «le viol et d’autres formes de violence sexuelles peuvent constituer un crime contre l’humanité ou un élément constitutif du crime de génocide». Les violeurs armés risquent donc de se retrouver un jour devant la CPI, la Cour pénale internationale à La Haye.

 

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Right Watch basée à New York a salué l’adoption de la résolution 1820 comme «un acte historique de la part d’un organe qui a trop souvent ignoré le sort des femmes et des filles dans les conflits».

 

Les réactions des pays concernés varient. Le Rwanda a déclaré sa volonté d’enquêter sur les abus sexuels commis pendant et après le génocide ainsi qu’à les punir. Des formations pour les procureurs, juges et policiers ainsi qu’une assistance psychologique ont été mis en place dans certains pays. Mais il manque toujours des effectifs et des ressources.

Cependant des obstacles demeurent. Les tribunaux Rwandais ne considèrent pas certains actes violents comme étant un viol. En Sierra Leone, on accuse les victimes de viols d’être responsables de l’agression, leurs vêtements ou comportement étant montré du doigt.


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