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UNESCO 3, 2, 1: partez !... ou arrivez ?

| 09:31  Les analyses d’une coach urbaine.






Marine Morvan Lembert | 25-06-2009 | 09:31

Dans quelques jours, La Chaux de fonds et Le Locle, proposées au comité de l’UNESCO par la Confédération comme des exemples de symbiose entre urbanisme et industrie horlogère, seront fixées sur leur sort à Séville.

 

 

Elles se réveilleront estampillées patrimoine mondial de l’Unesco ou pas, et iront rejoindre alors les 9 sites suisses déjà reconnus par l’Organisation internationale.

 

 

Cette prestigieuse  labellisation récompenserait les efforts consentis par ces villes pour y parvenir.
Mais généralement, quelle suite à une telle inscription ?
Tout est question de vision.
Elle peut en effet constituer pour tout site candidat, un nouveau départ ou une ligne d’arrivée.

 

 

Certains la considèrent comme une consécration, un aboutissement, quasiment un dû. Ceux-là n’ont ménagé aucun effort pour parvenir au but mais imaginent que la manne économique ou touristique va s’ouvrir, leur offrant ses plus beaux atours, comme une conséquence mécanique du tout.
D’autres s’emploient, au seuil même de la constitution du dossier de candidature, à envisager, imaginer, rêver leur avenir, conscients comme le disait Paul Valery que celui « qui veut faire de grandes choses doit penser profondément aux détails ».

 

 

Dans la course à l‘échalote de la compétitivité des villes et régions, notamment sur le plan du tourisme et de ses retombées économiques, il ne faut cependant pas perdre de vue le sens commun des choses.

 

 

Être inscrit au patrimoine de l’UNESCO c’est, comme le disent la Convention et ses annexes, bénéficier d’un grand prestige s’agissant d’une « valeur universelle exceptionnelle », mais également de plans de gestion définissant les mesures de préservation et leur suivi ; c’est aussi une plus grande sensibilisation du public au site et à ses valeurs exceptionnelles.

 

 

Mais comme ces documents le soulignent, il convient que tout cela soit «  bien planifié et organisé » pour pouvoir constituer « une source majeure de fonds pour le site et l’économie locale »pour l’avenir.

 

 

En d’autres termes : préparation, anticipation, professionnalisme, et communication efficace sont les thèmes porteurs d’un succès orienté « futur » aussi bien national que mondial. Sans vision à long terme, point d’horizon.

 

 

On ne peut ainsi que regretter les derniers errements et débats concernant la « non valorisation » de son inscription par le Lavaux, labellisé en 2007. A l’aube d’une nouvelle inscription suisse dont nous serions si fiers, constatons que face à l’universalité de telles reconnaissances, les atermoiements locaux et autres sources de retard ou d’inaction sont éminemment dommageables et superfétatoires.
Tirer à la même corde, mais tirer vraiment.

 

 

1.Convention pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel (1972) 
2. Le Matin 21 juin 2009


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