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Une mère tweet la mort de son fils et se fait fustiger

| 10:49  La fondatrice de Netsurf porte un regard de spécialiste sur l'actualité des nouvelles technologies.






Emily Turrettini | 20-12-2009 | 10:49

Les 5'400 lecteurs de Shellie Ross ont l'habitude de partager sa vie et ses états d'âme par le biais de son blog personnel et en lisant son flux twitter.  Lundi dernier à 5:22 elle publie: "Le brouillard s'installe et renvoie les poules effrayées dans le poulailler".  Puis à 5:38: "Priez comme vous n'avez jamais prié, mon fils de 2 ans (Brian) est tombé dans la piscine". Cinq heures plus tard, après la mort de son fils, elle écrit: "En mémoire de mon "million dollar baby" et inclut une photo de Brian dans son billet.

 

Aux messages de sympathie se sont mélés des messages d'une violence inouïe: dont celui-ci: "Si elle (Mme Ross) n'était pas en train d'envoyer des tweets, son fils serai peut-être encore en vie", ouvrant un débat sur Internet sur la manière de diffuser publiquement un événement aussi personnel et douleureux.

 

Pour ses amis et supporters, son geste électronique était une manière de chercher du soutient et du réconfort auprès d'une communauté qui était la sienne, pour d'autres qui l'ont fustigée, elle a négligé son fils et son geste était déplacé.

 

A la douleur de cette famille vient s'ajouter l'intrusion des médias. Cet incident a déjà fait l'objet de près de 500 articles à travers le monde à l'heure où j'écris ce billet.

 

Quelle leçon tirer de tout cela? Reconnaître que les réseaux sociaux peuvent soulever les foules pour faire part d'une injustice, ou comme ici, tristement se retourner contre un individu au pire moment de sa vie. A un autre niveau, Tiger Woods en fait lui aussi l'expérience.

 

La perte d'un enfant est une des épreuves les plus terribles qui soit, accabler d'avantage une mère est innomable. Je m'aligne aux paroles de Peter Post dans le New York Times: "Je ne pense pas que ce soit ni l'heure ni le lieu pour admonester qui que ce soit".

 

Sources: BBC, The San Francisco Gate, The Huffington Post


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Shellie Ross

Eh oui, je trouve terriblement affligeant que cette mère mette en scène la mort de son fils en (très grand) public. Bien sur qu'elle a besoin d'en parler, mais pour ça il y la famille, les amis, les proches, les psys, le curé, le pasteur, le médecin, mais de grâce, pas le grand public!

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