Une Anglaise s’affiche pour trouver du travail

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Financièrement, l’Angleterre va mal. Elle se porte même très mal. Ce fleuron de l’économie occidentale (enfin si l’on considère les belles rues de Londres) dégraisse à tour de bras. Toujours moins! Si les cures d’amaigrissement corporelles sont généralement souhaitées avec des résultats probants, celles des entreprises étranglent non seulement la taille, mais la gorge.

 


Debi Wendes vient ainsi de se faire virer. Enfin, pas tout à fait. «Sa mission d’intérim a pris fin.» Autant dire qu’il s’agit d’une dame en situation précaire, même si, vue de loin, cette précarité peut sembler de luxe. Debi travaille dans une société de création d’enseignes, après avoir été directrice financière dans une société d’électronique.

 


Que faire? Pour être gentil, sans que la chose lui coûte trop cher, son ex-directeur lui a offert la conception d’une affiche pouvant se révéler utile. Debi s’est creusé la tête. Elle a trouvé. Pourquoi ne pas l’utiliser pour assurer sa promotion sociale? L’idée n’est pas vraiment nouvelle. Vous êtes trop jeunes pour avoir vu au cinéma «Une femme qui s’affiche» de George Cukor (1). Inconnue à New York, Judy Holliday y louait un énorme panneau, où elle faisait inscrire son nom, juste pour voir ce qui se passerait ensuite.

 


Debi s’est bien sûr montrée plus précise que Judy. Voulu humoristique, avec son portrait dessiné, le placard énumère donc ses désirs et ses compétences. «Je cherche du travail! Conseillère commerciale, assistante de direction, télé conseillère, rémunération 20 000 livres par an.» Le panneau a été apposé dans la rue principale de Chelmsford, sur un camion et dans un square du centre-ville.

 


Que s’est-il passé depuis? Beaucoup de choses et rien du tout à la fois. «Sur le plan positif, j’ai reçu beaucoup de soutien», raconte Debi. «J’ai aussi l’impression d’avoir innové.» Elément plus négatif, l’Anglaise garde aussi l’impression de «s’être ridiculisée.» Bilan favorable, tout de même. «Je me sens maintenant vraiment déterminée à trouver du travail.»

 


Reste que ce travail ne semble pas particulièrement bien salarié pour toutes les compétences promises. Vingt mille livres, cela fait un peu plus de 30 000 francs suisses par an. Je ne sais pas quel est le coût de la vie à Chelmsford, qui se situe en province (2), mais la Grande-Bretagne ne passe pas pour particulièrement bon marché. Le trajet de métro à Londres, pour les non-abonnés, c’est quatre livres, soit 6 francs 40. Et le métro, s’il loge des clochards dans la journée, n’a jamais nourri personne…

 


(1) Le film date de 1954.

(2) La ville se trouve dans le comté d’Essex, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Le plus grand préjugé sur les hommes?
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Devise préférée?
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Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
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Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…