Nous avons les politiciens que nous méritons. Ou pas, à voir le taux de participation aux élections, mais ceci est un autre débat. En attendant, ceux qui votent choisissent les candidats dont les idées reflètent leurs convictions et qui vont défendre leurs intérêts bien particuliers. Et après, certains s’étonnent des dysfonctionnements dans nos instances fédérales, cantonales et communales où les consensus mous atteints après d’âpres débats et compromis aboutissent sur des solutions insatisfaisantes basées sur le dénominateur commun le plus bas. Et ceci, quand le système fonctionne !
Pour résoudre les problèmes complexes nous avons besoin de gens qui savent travailler en équipe et qui pensent solutions. Les démonstrations récentes des blocages dans le fonctionnement de la constituante, entre la ville et le canton de Genève sur le parking OMC, au parlement et au conseil fédéral sur les dossiers UBS et libyen démontrent les limites du système actuel : la collégialité n’est plus ce qu’elle a eu été. Dans le privé, la capacité de travailler en équipe est un critère dans l’évaluation des cadres et des instances dirigeantes. Quand il fait défaut, la personne ou le groupe est « coaché », ou changé. En attendant de pouvoir choisir nos élus sur ce critère, il faudrait peut-être envisager de leur proposer un coach pour les entraîner dans cet exercice collectif.

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