Voilà un mois que je me suis inscrite à Twitter, le service de microblogging qui permet de répondre à la question, «Que faites vous?» en 140 signes et de le diffuser à la planète par SMS ou sur un site Web. D'abord destiné à un usage plutôt personnel pour tenir ses amis informés de ses faits et gestes comme: «Je monte dans le bus», «Je suis assise dans le bus», «Je descends du bus», il a fait des adeptes parmi les politiciens, journalistes, marketeurs et célébrités, s'élargissant pour diffuser une actualité plus commerciale ou pertinente en temps réel. Exemples: Barack Obama tenait ses supporters informés d'événements importants lors de sa campagne présidentielle, des témoins ayant assisté à l'amerrissage forcé de l'avion de ligne dans le Hudson on été les premiers à diffuser l'info, ou plus récemment des chirurgiens ont décrit le cours de leur opération au fur et à mesure de son déroulement pour, tenez-vous bien, «éduquer le publique et "marketer" leurs services».
Twitter a également été récupéré par les blogueurs qui diffusent par ce nouveaux biais leurs flux d'info. J'en ai donc fait de même et au quotidien, je diffuse les miens, je lis ceux de mes blogs préférés et je découvre une multitude de nouvelles sources qui n'existent que sur Twitter. Une actualité éphémère, non catégorisée ni archivée, qui n'existe que dans l'immédiat et qu'il faut saisir à la volée. On y trouve des richesse insoupçonnées dénichées par des passionnés.
Twitter c'est aussi une corde de plus à l'arc des citoyens reporters, déjà vaillants armés de leurs caméraphones, ils ont en de nombreuses occasions pris de court la grande presse en étant les premiers (par hasard) sur les lieux d'un événement important. Dorénavant ils sont repartis pour un tour. Outillés de toute une nouvelle panoplie de logiciels spécifiques à Twitter, ils pourront être encore plus performants en collant à leur message, photos et vidéos. Voilà pour les bons côtés.
Pour ce qui est du revers de la médaille, si l'Internet rend idiot - et il existe une étude dans ce sens - expliquant «que son usage intensif rend plus difficile la concentration, la mémoire à long terme et la synthèse de concepts difficile», Twitter ne va certainement pas dans le bon sens. La durée d'attention de l'individu pourrait difficilement s'atrophier d'avantage.
Peut-être faut il simplement reconnaître le talent de celui qui est capable de résumer un fait en 140 signes ou s'incliner devant l'abileté d'une journaliste du Sun qui a réussi à condenser "Hamlet" de Shakespeare en 140 caractères. Je vous traduit:
«La mère d'un type Danois épouse le frère du père assassiné. Il voit le fantôme de son père. Tout le monde meurt. Echec.»




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