Tu l'as vu, toi, Dieu?

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Eh oui, c’est la question qu’a paraît-il posée un père à son fils, mercredi. On n’a pas la réponse du fiston, mais Le Père n’en existe pas moins. Il est même descendu sur terre. Plus précisément à Clairefontaine, l’Institut national du football français. Invité par Laurent Blanc, Notre Seigneur Zidane avait accepté de venir booster les Bleus avant leur premier match de qualification pour l’Euro 2012 vendredi, contre la Biélorussie.

Zizou est venu booster les Bleus

 

 

 

 

 


Il y avait évidemment foule pour assister à la bénédiction du Tout-Puissant, accessoirement flanqué du prophète Barthès. Un instant magique, un conte de fées pour ces fidèles silencieux en extase, avides de recueillir les paroles de l’Etre Suprême du crampon tricolore. Et Zizou de marmonner (c’est son habitude, il ne parle pas vraiment, il marmonne) ces quelques mots que je vous résumerai en une phrase d’une originalité à tomber par terre: J’espère que la France va gagner. C’est tellement beau que j’en suis toute retournée. A l’image des joueurs. "Il nous a dit de porter haut et d’être fiers des couleurs de l’équipe de France. On est resté bouche bée. Ecouter une personne comme lui, si cela pouvait être tous les jours, ce serait exceptionnel". Remarquez, il y en a aussi qu’un rien amuse…

 

 

 

 


La meute hexagonale à l’assaut de Flushing Meadows

 

 

 


En attendant ce grand jour, l’autre événement sportif, c’est évidemment Flushing Meadows, le dernier Grand Chelem de l’année. Sauf que pour voir des matches, c’est drôlement coton. Même si la TSR et Eurosport se flattent de tout nous présenter. Résultat, on n’a pas encore eu l’honneur d’un seul match en direct à la télé romande, et l’antenne française, toujours en direct, ne nous montre que les filles. Compatriotes de préférence.

 

 

 

Elle n’hésite par exemple pas à couper brutalement une marche triomphante de la belle Maria Sharapova, pour se concentrer sur la défaite programmée de l’insignifiante Alizé Cornet.

 

 

 


Cela dit, force est de reconnaître que les Hexagonaux ont commencé le tournoi sur les chapeaux de roue. A part quelques brebis égarées, ces messieurs-dames se sont retrouvés en masse au deuxième tour. Un record, les hommes signant même quelques exploits tonitruants contre les dernières bêtes noires de Federer. Sa Grâce en ayant tellement accumulé ces temps,  vous me rétorquerez que ce n’est guère étonnant.

 

 

 

 

 

Il n’empêche que les seconds couteaux de la raquette internationale se sont offert le scalp du Letton Ernests Gulbis, du Chypriote Marcos Baghdatis. Et surtout du redoutable Tomas Berdych, finaliste à Wimbledon, terrassé presque sur un pied, par le surprenant Français.LLodra.

 

 

 


Du coup les commentateurs se tapent follement sur le ventre, délirant sur les exploits de la meute à l’assaut de l’Open américain. Même si l’échec du Tchèque doit sans doute également tenir au fait qu’Eurosport lui avait donné une petite caméra pour signer un « vlog » quotidien D’un inintérêt total de surcroît. Moralité, à force de se disperser on se laisse transpercer.

 

 

 

 


Entre Mats Wilander et Amélie Mauresmo

 

 

 

 


Au lieu de nous montrer du tennis masculin, la chaîne nous barbe d'ailleurs régulièrement avec d’autres gadgets parasites. Outre les balbutiements de réalisateur de Berdych dans les allées de Flushing, il y a les sempiternelles fines et pointues analyses de Mats Wilander, pour qui on ne sait jamais, tout pouvant toujours arriver. Il pense aussi que l’obstacle majeur sur la route de Rodgeur, c’est Nadal. Ou peut-être bien Murray. Voire éventuellement Djokovic.

la légende en action

 

 

 

 


Et comme si ça ne suffisait pas, on a également droit à l’entretien quotidien avec Amélie Mauresmo. Qui fait carrément la pige au Suédois dans le domaine. Pour elle en effet c'est clair, la légende helvétique est encore là et le pitbull de Manacor est déjà là…

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Edmée Cuttat

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