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Tricherie High-Tech en Chine

| 15:01  La fondatrice de Netsurf porte un regard de spécialiste sur l'actualité des nouvelles technologies.






Emily Turrettini | 07-04-2009 | 15:01

Dans la province de Zhejiang en Chine, des parents d'étudiants et leurs professeurs viennent d'être condamnés à des peines de prison allant de 6 mois à 3 ans pour avoir "obtenu illégalement des documents secrets d'Etat". Selon la BBC, ils ont aidé des étudiants à tricher lors d'un concours d'entré à l'Université.
 
Un groupe de parents, dont des notables locaux, ont réussi à obtenir d'un professeur les questions aux examens par fax. Entourés des six étudiants universitaires, les parents ont ensuite communiqué les réponses aux étudiants grâce à des émetteurs-récepteurs.
 
Un autre parent a été encore plus loin. Il a payé un étudiant pour scanner et envoyer les questions pendant l'examen, grâce à un mini scanner. Il s'est entouré de 9 professeurs pour y répondre avant des les envoyer à deux garçons en salle d'examen.
 
Une troisième manigance impliquait un professeur qui contre paiement, devait transmettre les réponses aux étudiants dans leur oreillette, mais manque de chance, une police de proximité ayant relevé des taux anormaux de signaux aux alentours de l'école est intervenue et a découvert le pot aux roses.
 
Tout ceci paraît rocambolesque mais les exemples de tricherie aux examens en Chine et en Corée du Sud sont légion. En 2004 à Gwangju, la police soupçonnait des centaines d'étudiants d'avoir triché aux examens grâce aux SMS. Extrêmement compétitifs et avec des taux de réussite peu élevés, les étudiants et leurs parents recourent à tous les moyens pour obtenir de bons résultats.
 
Lors d'une récente enquête effectuée par le China Youth Daily, 83% des 900 étudiants universitaires interrogés ont reconnu tricher lors de l'examen, selon Chine-Informations.
 
Plus d'un millier de candidats aux examens de la fonction publique chinoise ont été disqualifiés pour tricherie en janvier dernier, selon L'Express.
 
Et cela touche également l'Europe. Selon le VarMatin du 31 mars, il y plus de 26,000 étudiants Chinois  en France, une progression impressionnante de + 9,667 % entre 2000 et 2007. Mais il semblerait que leur maîtrise du français n'est pas toujours du niveau indiqué et requis pour l'admission. Tristan Lecoq, Inspecteur Général de l'Éducation Nationale a même envoyé un courrier à l'ensemble des universités françaises sur d'éventuelles fraudes de la part des institutions chinoises concernant l'envoi "de résultats ne correspondant pas au niveau réel de compétence en français de leur titulaire."


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