Monika Ribar, première dame de Suisse

La femme la plus puissante de Suisse n’est ni Micheline Calmy-Rey, encore présidente de la Confédération et ministre des Affaires étrangères jusqu’à la fin de l’année, ni Doris Leuthard, ministre de l’Economie. Mais bien une femme de l’économie, Monika Ribar.

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© www.panalpina.com

Son nom ne vous dit rien ? Monika Ribar est pourtant la Suissesse la mieux côtée dans plusieurs classements des femmes les plus puissantes de l’économie mondiale, et ce depuis trois ans. Il y a quelques jours, le Financial Times la plaçait à la 25ème position qui en fait également l’une des femmes les mieux payées du pays. En tête du classement mondial : l’Américaine Irene Rosenfeld, à la tête de Kraft Foods.


Née en 1959 à Saint-Gall, Monika Ribar a rejoint le groupe Panalpina en 1991 et en est devenue le CEO en 2006. L’entreprise, active dans le fret maritime et aérien, dispose d’un réseau de 500 antennes dans 80 pays et emploie 15 000 personnes. Elle a su su se maintenir à flots dans une année marquée par de fortes turbulences. Dans un entretien accordé en au magazine de la Schweizerische Management Gesellschaft, elle confiait qu’enfant, à l’école, elle était déjà crainte par certains de ses camarades. « Probablement parce que je sais toujours où je veux aller et que je me fixe des buts clairs, que je m’exprime sans détours et que j’agis en conséquence. »
 
«Je voulais travailler dans un cadre réellement international », avait expliqué Monika Ribar lors de son arrivée chez Panalpina. Elle est également membre du conseil d’administration de Logitech et de Sika, entreprise active dans la chimie. Avant d’en arriver là, elle a étudié la finance à l’Université de Saint-Gall et a complété ses études à Stanford, en Californie. Elle fait partie des quelque 8% de femmes cheffes d’entreprise en Suisse. 

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