L'industrie du chocolat manque de transparence, conditions de travail précaires dans les plantations

La Déclaration de Berne dénonce le manque de transparence de l'industrie chocolatière suisse. De ce fait, les conditions sociales restent précaires dans les plantations de cacao d'Afrique de l'Ouest et des enfants sont toujours contraints d'y travailler.

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Une enquête de l'organisation d'entraide a été publiée lundi à Lausanne, alors que se tient à Genève la conférence des Nations Unies sur le cacao. La majorité des 18 entreprises interrogées témoignent d'un intérêt accru pour l'achat direct de fèves de cacao auprès de coopératives des pays du Sud, se réjouit la Déclaration de Berne (DB).




L'achat direct donne non seulement aux fabricants la certitude de savoir d'où proviennent les matières premières. Il permet aussi de négocier les questions de qualité et de prix.




Plusieurs entreprises contactées mènent de telles initiatives en Amérique latine ou en Afrique de l'Ouest. Certes. Mais ces projets sont toutefois loin d'être suffisants, estime la DB, car ils ne couvrent qu'une part insignifiante de la demande suisse en matière de cacao. En réalité, la plupart des fabricants ne savent toujours pas d'où proviennent les fèves de cacao qu'ils utilisent pour produire leurs pralinés, déplore la DB.
De nombreuses familles de paysans travaillent dans des conditions précaires, en particulier en Afrique de l'Ouest. Elles sont contraintes d'envoyer leurs enfants dans les plantations de cacao plutôt qu'à l'école.





La DB demande aux fabricants suisses de chocolat de garantir notamment la transparence de la chaîne d'approvisionnement et des conditions de travail équitables, en particulier avec un prix minimum pour le cacao. Ces principes doivent englober l'ensemble de la production: des fèves jusqu'au chocolat.




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