Elevée par nounou Google, voilà la génération Y! | Les Quotidiennes

08/09/2008 14:37
Imprimez Envoyez Commentez cet article

Elevée par nounou Google, voilà la génération Y!

ENTREPRISE | 19:02  Ils ont moins de 30 ans, ont grandi avec l'informatique, parlent plusieurs langues et redoublent de créativité. Profil idéal pour les employeurs? Oui, sauf que cette génération ne croit pas à l'entreprise ni à l'autorité du patron.




Leurs idoles? Les créateurs de YouTube (Photo: DR)


Marie-Claude Martin | 06-05-2008 | 19:02

La génération Y, ainsi appelée parce qu'elle suit la X, est née entre 1979 et 1994. Ces enfants nourris aux nouvelles technologies sont aussi appelés e-Génération, Gen Why, Why-ers ou Génération Millenium. Pour eux, internet n'est pas seulement une source d'info, mais un lieu de convivialité, de création et de communication. Ils sont à l'aise avec le changement et passent sans états d'âme d'un employeur à l'autre. Parce qu'ils savent qu'ils le valent bien! La flexibilité oui, mais à condition d'en décider eux-mêmes! Carrière, sacrifice et hiérarchie, très peu pour eux.

 

Cette nouvelle génération qui excelle dans la communication et revendique le travail en équipe est en train de chambouler le marché du travail et de renverser les codes de l'entreprise. Qui sont-ils? D'où viennent-ils? Quels sont leurs héros? Et comment voient-ils leur vie?

 

Leur profil
Ils sont en réaction avec les gens de la génération née après-guerre, qui ont tout sacrifié à leur carrière. Issus de parents divorcés ou travaillant chacun de leur côté, ils ont souvent été seuls, acquérant ainsi le sens de l'indépendance. Les Why-ers refusent de passer à côté de leur vie; refusent d'être accaparés par l'entreprise qui, le moment venu, les jettera comme des malpropres. Ils croient à l'épanouissement personnel, sont friands de relations humaines et militent pour la réconciliation entre vie professionnelle et vie privée.

 

A quoi on les reconnaît?
Ils sont à la pointe des technologies et adorent les gadgets

Ils portent des jeans et des baskets, ne fument pas, mais ont tendance à l'obésité

Ils ont de la morale et refusent d'écraser tout sur leur passage. En revanche, ils manquent de politesse et n'ont pas le respect des vieux. Pour eux, le respect ça se mérite, ce n'est pas une question d'âge.

Ils sont constamment connectés et communiquent sur tout.

Ils n'accordent aucune importance à la hiérarchie. Ils aiment les réseaux, le travail en équipe, pas les pyramides.

Ils ont souvent des projets personnels en dehors de leurs jobs.

Ils revendiquent un certain hédonisme, pensent à court terme et zappent dès qu'ils s'ennuient ou que leur mission est terminée.

Ils détestent écrire car ça prend trop de temps. Ils préfèrent le langage phonétique.

Ils adorent Chad, Steve et Jawed, les créateurs de YouTube

 

Leurs atouts
Nés avec Google, ils maîtrisent l'informatique et le net comme personne. "Ils sont en chat avec des amis des quatre coins du monde, jonglent avec une information incroyable, sont capables de faire 5 choses en même temps, et ont fait des échanges universitaires dans plusieurs pays", explique François de Wazières, directeur de recrutement chez l'Oréal, pour qui la génération Y est devenue un véritable enjeu.

 

Pour certains, ils porteront les nouvelles valeurs de gauche: alter-mondialisme, solidarité et abolition de la hiérarchie. A la fois individualistes et solidaires, ils se font appeler les "moi-nous".

 

Dans l'entreprise, ils apprécient
Les horaires flexibles. Ils veulent bien tout donner mais il faut qu'il y ait un retour.

Les entretiens d'évaluation réguliers

Les responsabilités tournantes

Les primes de cooptation alléchantes

Les jours de congé supplémentaires

Qu'on leur propose une expérience de vie et pas seulement un emploi

Qu'on leur donne un but et un délai, pas d'ordre et pas de promesse d'avenir


Reagissez à cet article!

Imprimez Envoyez Commentez cet article

Commentaires

voir tous les commentaires

A lire également dans la même rubrique :

NEWSLETTER: soyez au courant!

Inscrivez-vous à la newsletter des Quotidiennes en envoyant "OUI" à lesquotidiennes@edipresse.ch

D'autres articles

Chroniques