Il y a deux ans, Confédération et partenaires sociaux ont lancé un système facultatif visant à corriger les discriminations salariales entre hommes et femmes. Celui-ci permet aux entreprises de vérifier leur politique salariale en la matière. Seules 16 entreprises ont cependant accepté de faire contrôler leur structure de rémunération. Parmi elles, aucune banque et aucun grand distributeur. L'objectif de 20 participants par année, qualifié de modeste, n'est donc de loin pas atteint. Le bilan est décevant, a admis la ministre de la justice et police Simonetta Sommaruga lundi devant la presse, selon romandie.com.
L'écart ne diminue pas ou si peu...
Le directeur de l'Union patronale Thomas Daun explique ce désintérêt du monde économique par l'impression des patrons "d'avoir déjà fait leur devoir en la matière", selon romandie.com. Pendant la dernière décennie, la discrimination salariale en raison du sexe n'a pourtant diminué que de 10,6 à 9,4%, selon le patron de l'Union syndicale suisse Paul Rechsteiner. L'écart entre les salaires des hommes et des femmes reste à 19,8%.
Vers des mesures contraignantes?
Les partenaires sociaux vont tenter une nouvelle percée du "Dialogue". En absence de progrès, le projet pourrait cependant être interrompu avant l'horizon 2014, date à laquelle le but de 100 entreprises participantes aurait dû être atteint. Les autorités fédérales prendront-elles alors des mesures pour imposer l'égalité salariale entre les sexes? C'est une des pistes évoquées par la conseillère fédérale.












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