Imprimez Envoyez Commentez cet article

Susan Boyle est-elle laide? Ou le sommes-nous?

21.04.09 | 11:06  La fondatrice de Netsurf porte un regard de spécialiste sur l'actualité des nouvelles technologies.






Emily Turrettini | 21-04-2009 | 11:06

Lorsque Susan Boyle, une Ecossaise de 47 ans, a déchaîné l'enthousiasme des médias suite à son passage sur Britain's Got Talent, une émission de talent de la télé britannique similaire à La Nouvelle Star, et qu'elle a pulvérisé les visites sur YouTube (près de 50 millions en une semaine), bon nombre de journaux ont tenté de comprendre les raisons de ce succès.
 
Au-delà de la qualité de sa performance, cet engouement généralisé fait réfléchir sur les notions préconçues que nous avons de la beauté et du talent.
 
Disséquée tour à tour comme une vieille fille à double menton, mal fagotée, mal coiffée et comparée au personnage de Fiona dans le film d'animation Shrek, le contraste de son apparence avec son talent a d'autant plus surpris et nous interpelle: Susan Boyle a-t-elle pareillement séduit parce qu'elle ne répond pas aux critères de beauté habituelles?  Ou sommes nous si pervertis par la recherche de perfection que nous tombons à la renverse devant la normalité?
 
Pour moi, Tanya Gold, journaliste pour le quotidien The Guardian, pose la question qui me parait la plus juste: "Susan Boyle est-elle laide? Ou le sommes-nous?


Reagissez à cette chronique!

Imprimez Envoyez Commentez cet article



A OSTENDE

A Ostende l'onde est un songe, la lumière une vague, l'écume une bière âcre.

Là-bas les mouettes se lamentent et les hommes ont l'âme lourde, ce qui est hautement réjouissant car à Ostende tout ce qui gémit est béni.

On vient à Ostende non pour y mourir mais pour voir mourir : dans cette ville en perpétuel automne la mélancolie est un spectacle intime. Les nuées y sont sombres, les âmes brumeuses, les flots lumineux.

A Ostende au casino face à la mer on joue, on perd, on pleure : on est heureux.

Dans cette capitale de la nostalgie l'amour est lunaire, la mort intermédiaire, la vie un interminable regret.

L'existence y est pâle, sereine, quasi funèbre. C'est la chose la plus délicieuse d'Ostende.

A Ostende il y a plein de vieilles en rouge à lèvres qui traînent leurs secrets d'amour glorieux et désuets : dans la ville flamande une tendre poussière recouvre les coeurs séniles.

Ostende est une ville égarée entre la mer et les étoiles, figée dans un siècle de naphtaline.

Raphaël Zacharie de IZARA

Susan Boyle, personnage izarrien par excellence !

Susan Boyle, personnage izarrien par excellence !

Pour preuve, voir le texte suivant :

LE CHORISTE

Jour de messe chez les hommes de labours.

Le village est pauvre, le clocher humble, l'église sombre, la piété profonde. Émile l'enfant de choeur doit chanter comme tous les dimanches. C'est un fils de fermier, élevé modestement. Un petit bossu né il y a une douzaine d'années, pris en pitié par le prêtre de la paroisse qui lui a inculqué quelques rudiments de chorale, histoire de le soustraire au climat déprimant de la ferme familiale. En peu de temps l'infirme s'est révélé plutôt doué, et de dimanche en dimanche les ouailles assistent à ses progrès.

Mais c'est le moment de chanter pour l'enfant de choeur.

Émile vêtu de son aube s'avance devant l'assistance. Ainsi affublé de blanc, il n'en paraît que plus laid, plus gauche, plus contrefait. L'harmonium mal accordé émet les premières notes. Le petit chanteur aux traits ingrats lève les yeux, gonfle la poitrine, ouvre la bouche...

Une voix de cristal s'élève, emplissant pierres et âmes.

Dans l'église tout se fige. Le chant du séraphin tordu résonne dans chaque oreille, et nulle prière n'est plus belle que cet écho. La voix est bouleversante. C'est une onde pure, une flamme bleue. Tout est transfiguré sous le chant du petit disgracié. Très vite l'ange transparaît à travers sa chrysalide débile.

Debout face aux villageois, la face éclairée par quelque lueur vacillante d'un cierge usé, Émile le petit bossu soudain devient beau, solennel, plein de majesté. Un air de gravité qu'on ne lui connaît habituellement pas rend méconnaissable son visage. Absorbé par son chant, il semble se concerter avec des êtres invisibles.

Sa voix qui monte jusqu'aux hauteurs sacrées embellit chaque chose : l'église crasseuse, les mines burinées, les vêtements misérables, tout est oublié. L'église sans éclat n'est plus qu'un autel dédié à la Beauté. Les fidèles sous l'enchantement n'ont plus d'yeux que pour ce petit bossu qui leur rappelle que les vraies richesses du monde sont au-dessus de leurs têtes et non sous leurs pieds.

Le chant terminé, règne dans l'église un grand silence fervent. Puis, peu à peu le chanteur redescend de ses nues. Claudiquant de façon grotesque, Émile rejoint alors sa place d'enfant de choeur et va s'asseoir derrière le prêtre. Son visage est redevenu celui du petit misérable de tous les jours.

Mais dans les âmes, le miracle de la Beauté a opéré.

Raphaël Zacharie de IZARRA

Susan Boyle

Cela rappelle l'affaire de cette petite fille aux Jeux Olympiques de Pékin, qui chantait l'air d'ouverture et à laquelle on a rajouté une doublure play-back parce qu'elle n'était pas assez présentable... La dictature de l'apparence n'est pas un précepte réservé à l'Occident!!!

Susan Boyle

Nous toutes qui sommes "trop ceci et pas assez cela" avons un immense plaisir de voir le succès qu'elle a. Cela donne de l'espoir, et l'espoir fait vivre, dit-on, n'est-ce pas?

Et moi donc? Elle m'a

Et moi donc? Elle m'a bouleversée!

Sa voix et uniquement cette

Sa voix et uniquement cette voix d'or! On se fiche de sa laideur!

Elle peut toujours, si elle le désire, se faire relooker, tant d'actrices l'ont été! Et je ne parle pas des liftings de celles qui ont pris de l'âge! Elles rajeunissent des traits et encore...Adjani en est ridiculement boursouflée, mais celui-ci est là le leur rappeler de par leur corps alourdi. Je pense notamment à des actrices Françaises.

Susan Boyle

C'est vrai que Susan n'a pas un look d'enfer. Mais j'ai énormément apprécié les têtes du jury, des spectateurs et des manchinistes à son apparition puis dès les premières notes...
Un pur régal ! J'ai transmis le lien de la vidéo à plusieurs personnes et nombre d'entre elles m'ont répondu avoir pleuré...

Le contenu de ce champ est gardé secret et ne sera pas montré publiquement.
  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

3 + 1 =
Solve this simple math problem and enter the result. E.g. for 1+3, enter 4.

les chroniques