«Aucune donnée ne remet en cause la stratégie mise en place.» Le médecin cantonal délégué pour les maladies transmissibles est très satisfait du déroulement du programme de vaccination à Genève. «Comme toujours, il y a eu des alertes signalant d’éventuels effets secondaires, constate Philippe Sudre. Mais le vaccin a toujours été mis hors de cause.» Entre 57 et 60% des jeunes filles concernées ont déjà souhaité recevoir le produit. Plus de 12 000 résidantes du canton ont donc été vaccinées. Philippe Sudre voit ce vaccin comme un complément au dépistage du cancer du col de l’utérus. «Ce n’est pas parce qu’une mesure de prévention existe qu’il ne faut pas en mettre en place d’autres. Je prône la multiplication des actions.» Eviter des interventions chirurgicales du col de l’utérus dues à des lésions précancéreuses lui paraît également très important. Lorsqu’on évoque le soupçon avancé par certains d’une trop grande pression de groupes pharmaceutiques, il rétorque. «C’est un argument à la limite de la malhonnêteté. Dirait-on la même chose des entreprises fabriquant les médicaments pour soigner le cancer?»
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