
«Epanouissante la grossesse? Une belle arnaque!» Blasphème inimaginable il y a encore quelques années, elles sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à oser clamer haut et fort qu’être enceinte, ce n’est définitivement pas leur truc. Sur Facebook, les groupes qui militent «pour une réduction du temps de grossesse» remportent un franc succès. A travers les forums Internet ou au détour d’une discussion, des voix s’élèvent pour dénoncer une période un poil trop idéalisée. Décryptage de ce que certaines n’hésitent plus à nommer publicité mensongère.
La vessie de grand-maman
Officiellement, porter la vie est merveilleux. Officieusement, c’est une autre histoire. Après avoir tutoyé la cuvette des toilettes durant plusieurs semaines (les plus chanceuses la connaissent intimement jusqu’au dernier mois), arrive le stade tant attendu de la métamorphose. Si Cendrillon a eu droit à une robe et un carrosse, la femme enceinte hérite de la vessie de sa grand-mère et de jambes de rugbyman.
Sur Facebook, désabusée, Nathalie raconte: «Je vais rentrer dans le 8e mois et j’en ai marre. Je suis énorme. Ras-le-bol des faux culs qui me sortent des phrases du genre «mais t’as rien pris pour ta grossesse!». Bordel, j’en suis à presque +30 kilos! J’ai des seins monstrueux, et les fesses aussi larges que les Etats-Unis! Je veux accoucher!» S’ensuivent des dizaines de messages du même acabit. Lasses d’épargner celles qui peinent à avoir un enfant, elles envoient balader le discours ambiant. Des arguments, elles en ont à revendre, aussi bien moraux que sociétaux.
Un corps qui entre dans le domaine public
Reste que, des forums virtuels à l’espace public, le cap est encore difficile à franchir. Sous peine d’être immédiatement estampillée mère indigne. Comme Alix, assistante en pharmacie, qui s’est longtemps tue pour ne pas choquer son entourage et sa belle-famille: «Etre enceinte a été un enfer. Je trouve insupportable de ne rien reconnaître de son propre corps, ni esthétiquement ni dans son fonctionnement. On n’a plus les mêmes proportions, on a mal partout, on ne peut plus bouger, on ne peut pas manger ce qu’on veut… La digestion, les cheveux, la peau, plus rien n’est pareil… Et il faut en prime faire bonne figure parce que c’est un grand bonheur quand-même!»
De «femme», une future maman passe soudainement à «ventre». Un changement de statut qui autorise, semble-t-il, tout un chacun à donner son avis sur ce qui est bon ou non pour le futur bébé. Désormais, la mère se retrouve épiée, pelotée, jugée. «D’illustres inconnus se permettent des familiarités, s’agace Anne, jeune Française de 26 ans. Toucher spontanément le ventre d’une passante dans la rue ne viendrait à l’idée de personne. Mais s’il s’agit d’une femme enceinte, ça ne choque pas. C’est encore mon corps pourtant, non?»
Autre symptôme, LA question dont se repaît l’entourage dès l’annonce de la grossesse: «T’as été malade?», guettant avidement la moindre réponse positive. Parce qu’une bonne future mère se doit d’être sujette aux nausées ou, mieux, aux vomissements. La souffrance est bien vue.
Le poids du regard des autres
Difficile de se conformer à l’image de la femme épanouie véhiculée par la société. Dans les librairies, aucun ouvrage sérieux n’aborde la question. Les rares livres qui s’autorisent à flirter avec le sujet se cachent derrière l’humour. Comme pour se dédouaner. Comme si ne pas aimer porter la vie ne pouvait pas être une affaire grave. La comique française Florence Foresti l’a bien compris: son sketch qui tourne en dérision la grossesse est devenu un classique, socialement accepté. Mais l’ultime tabou pourrait bien tomber, à en croire les regards affolés des jeunes, qui considèrent les ventres ronds comme des maladies sexuellement transmissibles ambulantes…
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publicité mensongère?
Dommage, en lisant le titre de l´article ma première réaction a été : enfin quelqu´un qui à le courage de nous épagner le discours habituel de la femme enceinte et 120% heureuse.
Mais non, vous tombez dans le piège inverse. La grossesse est une expérience riche de bon et de mauvais moments, on peut citer: les nausées, les vergetures, les pieds gonflés, le gros ventre qui gêne... mais aussi: sentir la vie grandir en soi, les mouvements de bébé, devenir mère et la fierté qui accompagne ce processus.
C´est une phase qui précède un changement radical, le plus dur c´est de l´apprécier à sa juste valeur et de ne pas tomber dans le piège de la femme enceinte et 100% irritable.
Votre article...
Bonjour à toutes et à tous,
c'est votre article sur la grossesse qui est une publicité mensongère.
De fait, mon épouse, mère par trois fois, s'est toujours sentie épanouie lors de ses grossesses et d'autant plus lors des naissances.
Votre article, ressemble fort à ces articles féministes des années 60-70. Pathétique.
Vous devriez informer vos lecteurs, vous n'êtes pas un journal d'information, mais bien d'opinion... et pas forcément objective.
Bien à vous,
Stéphane
oh les pauvres femmes
oh les pauvres femmes heureuses....