La Cour suprême de Chypre, trop clémente avec les violeurs d'enfants | Les Quotidiennes

20/11/2008 15:20
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La Cour suprême de Chypre, trop clémente avec les violeurs d'enfants

ENFANCE | 18:11  Un père violeur s'est vu réduire sa peine de 10 à 5 ans, arguant que le non-consentement de sa belle-fille ne pouvait pas être prouvé. Réactions.




Comment une fillette peut-elle être consentante d'une relation sexuelle? (AFP)


MCM | 15-07-2008 | 18:11

Le 13 mars, la Cour, seule juridiction d'appel à Chypre, a réduit de dix à cinq années de prison la peine infligée pour viol à un père de famille, arguant que "l'absence de consentement" de sa belle-fille - victime d'attouchements à partir de l'âge de 8 ans puis violée à partir de 11 ans - n'avait pas été établie.

 

Violation de la convention internationale
Largement commentée dans la presse, cette décision s'est attirée une volée de critiques. La Commissaire pour les droits de l'enfant, Leda Koursoumba y a vu une violation de la Convention internationale des droits de l'enfant qui stipule que "l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale" dans les décisions de justice.

 

"C'est totalement inacceptable, estime Mme Koursoumba. On ne peut pas invoquer le consentement d'une fillette dans une affaire de viol." Pour Elias Stefanou, avocat de la famille de la victime, la décision a été prise "à la va-vite", les magistrats l'ayant rendue sans même sortir de la salle d'audience.

 

Autre affaire
Le 9 juin, la Cour suprême a innocenté un homme condamné à six ans de prison pour des violences sexuelles contre une nièce âgée de 11 à 13 ans au moments des faits. Les juges ont pointé des zones d'ombre dans les témoignages de la fillette et ont mis en cause le délai de deux ans entre les violences et leur signalement, contre l'avis d'experts habitués à ce que les victimes taisent ce genre de sévices, par honte ou de peur de représailles.

 

Loi en 1994

l y a une vingtaine d'années, les violences sexuelles contre les enfants étaient taboues. Elles n'étaient pas censées exister dans une société centrée sur la famille comme Chypre. Depuis, Chypre s'est doté en 1994 d'une des meilleures législations d'Europe en matière de prévention des violences familiales.


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c'est une façon de plus de

c'est une façon de plus de condamner la femme pour etre une femme. c'est incroyable. ces gens la il faudrait ne jamais les laisser sortir de prison.


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