
L'écrivain a rencontré deux fois Carla Bruni qui a souhaité mettre en musique un de ses poèmes inédits "La Possibilité d'une île". C'est une des plus jolies chansons de son album. Contre toute attente, le courant a très bien passé entre l'élégante et le dépressif, peut-être en raison d'une mélancolie commune. Michel Houellebecq le raconte à Paris Match. Extraits.
"La première fois que j'ai rencontré Carla Bruni, au bout de quelques minutes, j'ai eu une impression étrange. Ce n'étaient pas seulement les chats, qui un par un se détachaient du divan avec lequel ils se confondaient auparavant dans la pénombre. C'était chez elle une tension, une inquiétude, et j'ai fini par m'en rendre compte : aussi incroyable que cela puisse paraître, c'était elle qui était intimidée.
Elle avait mûri
Lors de notre deuxième rencontre, extérieurement, peu de choses avaient changé ; il y avait juste deux personnes devant sa maison – la sécurité. Mais Carla, elle, avait changé ; il y avait en elle une gravité qui ne s'y trouvait pas auparavant – la conscience de sa responsabilité, de toute évidence. Son destin était si extraordinaire qu'elle ne pouvait plus que l'accepter ; d'où, en elle, une nouvelle douceur. Sa voix avait gagné en sensualité, aussi. En un mot, elle avait mûri.
Les gens vont s'aimer sur la chanson
Pour la première fois de sa vie sans doute, elle était en position d'être critiquée, voire détestée, d'être la « cible des médias » aussi. Nous avons un peu parlé de ça; la chanson était presque finie. J'étais content. C'est un slow, un slow-rock plutôt. Des gens, je le sais, vont s'aimer sur cette chanson, des gens plus jeunes qu'elle et que moi. C'est un sentiment ambigu, un peu poignant, agréable finalement. "
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Ah oui, avec Houellebecq
Ah oui, avec Houellebecq c'est la 2ème chanson de l'album. C'est celle qui a des paroles !
Quant à "Je suis une enfant malgré mes 40 ans", je salue la richesse artistique globale tant sur la composition (R. Schumann) que sur le texte qui lui, j'en suis sûr, est bien de Carlalala.
Mais la meilleure chanson de l'album est quand même la dernière, celle ou Carlalala ne chante pas !!! Les journalistes nous avaient promis une reprise d'un auteur italien engagé, c'est vrai que sans les paroles l'engagement est total.
carla la la
Vous avez donc pris la peine de l'écouter!
Moi, il n'en est pas question.
Tant qu'à faire, dans tout ce qu'elle s'est fait RETAPER, qu'attend-elle pour se faire greffer des cordes vocales?
Cette femme sussure plus mal encore que Jane Birkin, et n'a pas la chance d'avoir un Gainsbourg qui lui cisèle des bijoux.
Elle croit en être capable. Mais, depuis que j'ai entendu C kelkin kimadi que tu mémé encore...
N'en jetez plus. Houellbecq est chiant comme un rat mort, sa mère est plus drole.
Non, vraiment, femme du minus ou non, Bruni devrait se contenter de sa salle de bain, pour chanter...
L'album le plus inconsistant
L'album le plus inconsistant de l'année, entre Jane Birkin et Arielle Dombasle. Paroles multi-répétitives, musiques fades, fondus à la fin de chacune des chansons. Heureusement que les musiciens sont excellents pour tenter de sauver la donne mais ça suffira pas.