Imprimez Envoyez Commentez cet article

«AVS: pas de révision sans vision globale»

ASSURANCES | 20:56  Pour Liliane Maury-Pasquier, conseillère aux Etats genevoise, toute prévoyance vieillesse doit tenir compte du travail non rémunéré des femmes, celui passé à l'éducation des enfants et aux soins des malades proches.



Liliane Maury Pasquier (Laurent Crottet)
Liliane Maury Pasquier (Laurent Crottet)


MARIE-CLAUDE MARTIN | 11-03-2010 | 20:56

Etes-vous favorable à une retraite flexible? Deux écoles s’affrontent autour de la 11e révision de l'AVS, en train de s'enliser. Pour la droite, la hausse de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans sert à renflouer l’AVS. Pour la gauche, ce sacrifice doit permettre la création d'une retraite flexible à l'attention des revenus les plus faibles. Quel serait le système idéal?

 

 

 

«Avec ses allers et retour d’un Conseil à un autre, cette 11e révision tourne à la farce. Vraisemblablement, elle finira devant le peuple», dit Liliane Maury Pasquier, conseillère aux Etats genevoise.

 

La socialiste a toujours été claire: relever l’âge de la retraite des femmes sans compensation est inacceptable puisque l’égalité hommes/femme n’apparaît ni dans les salaires, ni dans la répartition des tâches ménagères.

 

Très attachée au premier pilier, système basée sur la répartition, qu’elle juge plus équitable et stable que le deuxième, fragilisé à la moindre crise, la socialiste plaide pour une meilleure harmonisation entre l’assurance chômage, l’AI et l’AVS.

 

 

Le temps accordé à la famille

«Si on élève d’un an l’âge de la retraite des femmes, surtout en période de crise, on risque de faire peser plus de charges sur l’assurance chômage et invalidité. C’est un mauvais calcul puisque l’AVS, basée sur la productivité, n’est pas en difficulté financière.»

 

Pour la socialiste, la flexibilité doit passer par deux critères: la pénibilité du travail, «sans oublier le secteur de la santé» et le nombre d’années de cotisations, mais à cette condition: «que le temps que les femmes consacrent à leur famille soit pris en compte, que ce soit pour l’éducation des enfants ou les soins aux proches malades. Tout ce  travai que l’on a tendance à considérer comme «naturel» et qui allège la société toute entière. »


Reagissez à cet article!

Imprimez Envoyez Commentez cet article

Le contenu de ce champ est gardé secret et ne sera pas montré publiquement.
  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

2 + 4 =
Solve this simple math problem and enter the result. E.g. for 1+3, enter 4.

A lire également dans la même rubrique :

les chroniques