- T’as pas d’enfants, Mélalie ? Me demande Samuel, l’un de mes petits patients de cinq ans.
- Non, Samuel.
- Pourquoi t’as pas d’enfants ?
- Parce que… parce que… parce que je n’ai pas de mari.
- Désolé, cocotte ! Mais moi j’peux pas t’embrasser.
- ?
- Je garde mon amour pour Michèle.
- Ton amour pour Michèle ?
- Oui, je garde mes petites graines pour elle.
- Bien. Dis, elles sont où tes petites graines ?
- J’te dis pas. Tu vas te moquer.
- Samuel, je ne vais pas me moquer. Tu sais bien. On ne se moque pas des gens qui parlent d’amour.
- Ben, elles sont là.
- (…)
- Mais tu sais, Mélalie, si un jour Michèle m’aime plus ou si elle tombe amoureuse de quelqu’un d’autre, j’serai libre. Alors là, je pourrai t’embrasser.
Si un jour

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