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Lisez cet article en lien avec notre sondage: La pilule du surlendemain va arriver en Suisse: y êtes-vous favorable?
Anne-Marie Rey, ancienne co-présidente de l’Union suisse pour décriminaliser l’avortement (USPDA), reste très attentive à toutes les questions ayant trait à la contraception. «A chaque fois qu’il y a un progrès dans ce domaine, on entend dire que les rapports sexuels non protégés sont banalisés.» C’était le cas avec la pilule du lendemain. Ça le sera sans doute avec celle du lendemain. «Mais ce n’est pas le cas. En Suisse, les gens sont très bien informés des risques de contracter le virus du sida.»
Cette militante dans l’âme ne se lasse cependant pas de répéter ses convictions. «De toute manière, le préservatif présente un taux d’échec considérable. Il oscille entre 2 et 14%, selon qu’il est employé de manière correcte ou non. Et les jeunes évidemment les plus concernés.» Dès lors, elle voit de manière très positive la prolongation du délai durant lequel un contraceptif d’urgence peut être utilisé. «Chaque nouvelle méthode est un plus. Je n’ai pas de chiffres pouvant l’attester, mais je suis persuadée que la pilule du lendemain peut contribuer à éviter des avortements. A plus forte raison celle du surlendemain.»












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