
«On ne peut pas comparer ce qui est arrivé en Irlande dans quelques collèges, et ce qui ce passe avec l’avortement, avec les millions d’être humains détruits légalement ». Les déclarations du cardinal Antonio Cañizares à une télévision catalane ont provoqué la stupeur et l’indignation en Espagne. D’autant que Mgr Cañizares est loin d’être un simple cardinal : en décembre dernier, il a été nommé par le Vativan Préfet de la congrégation pour le culte divin et de la discipline des sacrements, soit l’équivalent d’une sorte de « ministre du Pape ». Selon lui, donc, les abus sexuels répétés, pratiqués durant des décennies par des religieux sur les orphelins à leur charge dans des internats irlandais, seraient regrettables, certes, mais moins graves que les effets des lois autorisant la pratique de l’avortement.
Les propos du cardinal, qui a parlé de « 40 millions de vie détruites » par l’avortement, entrent dans le cadre d’une offensive en règle de la hiérarchie catholique espagnole contre la politique menée par le gouvernement du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, accusé ni plus ni moins que de mettre à bas des fondements de la société chrétienne pour instaurer « une société et une culture totalement neuve ». Dans la ligne de mire de la hiérarchie catholique espagnole, la réforme de la législation sur l’avortement, qui devrait être présentée d’ici l’été au parlement espagnol.
Mais ce n’est pas la première fois que gouvernement et évêques s’affrontent : la loi autorisant la mariage homosexuel, ou bien celle dite du « divorce express », ont déjà provoqué la colère des évêques. Tout comme les lois sur la bioéthique et l’autorisation de recherches sur cellules souches. Ou encore la suppression de la religion obligatoire à l’école et l’arrivée d’une nouvelle matière scolaire intitulée « éducation pour la citoyenneté », destinée, selon la hiérarchie catholique, à fomenter un « relativisme moral » qui désoriente les jeunes générations.
La ministre de la santé espagnole, Trinidad Jimenez, s’est insurgée contre les déclarations du cardinal Cañizares : « Il est très grave de mettre en parallèle les abus à mineurs et l’avortement, a-t-elle affirmé. Il s’agit de choses complètement différentes. D’un côté nous parlons d’un droit [l’avortement] librement exercé par une personne adulte, et de l’autre d’abus sexuels commis sur des mineurs contre leur volonté, et qui affectent leur vie d’une manière terrible. »
Mais les propos du Cardinal sont loin d’être un excès de langage isolé. Cette même semaine, la revue de l’archevêché de Madrid, largement diffusée dans le quotidien conservateur ABC tirait aussi à boulets rouges contre les effets de la déchristianisation de la société : « Quand le sexe se banalise, se dissocie de la procréation et du mariage, la notion de viol comme délit pénal n’a plus de sens », écrit le responsable de la rédaction dans un éditorial qui a suscité l’indignation des organisations féministes.
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comment faut-il comprendre
comment faut-il comprendre cette position?
est-ce une demande d'arrèter de nous embèter pour quelques petits viols d'enfants? un moyen de détourner le débat d'une vérité honteuse et indigne d'un ètre humain?
Ok on commet des crimes mais plein de gens commetent ce qu'on considère ètre des crimes pires, alors c'est pas grave?
qu'est-ce que l'église veut protéger?
possibilité 1)
le processus de la vie. bien que le système nerveux d'un embrion ne suffit pas à le rendre conscient de sa propre existance ou à lui donner des perceptions du monde dans les premiers stades du développement, l'embrion vit et la vie (donc fut-ce d'un légume dans un hopital) doit ètre protégée.
possibilité 2)
la diversité génétique. statistiquement il est impossible
que deux zygotes non jumeaux possèdent le même génôme.
un avortement peut donc supprimer un génotype qui serait crucialement mieux adapté au futur. l'avortement entrave l' évolution humaine et diminue la fitness darwinienne de l'espèce. (en fait ça contredirait certaines autres doctrines de l'église si c'est la raison)
possibilité 3)la nostalgie du moyen âge.
L'église cherche à retrouver ce qu'elle a perdu depuis copernic:son infaillibilité.
vouloir imposer une vision politique aux croyants est un chantage odieux. "accepte ma doctrine politique ou tu t'opposes à ta propre foi, cette foi qui te donne force et soutien, qui est une pièce éssentielle de ta personne."
c'est pas un peu du chantage?
c'est pas pour ça qu'on a séparé l'église du pouvoir?
ça lui manque? à certains membres apparament.
si c'est pour protéger un bébé non né (qui possède un système nerveux développé donc des perceptions du monde) je suis d'accord à 100% que l'avortement est criminel.
Mais, au nom de la foi, de par le monde, on tue, on oppresse des femmes, on endoctrine des enfants et on camoufle des viols.
Les croyants ne devraient pas laisser des éclesiastiques prostituer leur religion de cette manière.
Très bien parlé ce
Très bien parlé ce cardinal ! Il est évident que des millions et des millions d'enfants tués dans le sein de leur mère est bien plus grave que des abus sexuels, si horribles qu'ils soient !
Heureusement qu'il existe encore des personnes pour rappeler qu'on est en train de faire bien pire que les nazis en pratiquant l'infanticide à grande échelle !
C'est purement scandaleux.
C'est purement scandaleux. L'eglise catholique doit faire le ménage chez elle