Prostitution, Genève fait le ménage sur les trottoirs et dans les alcôves

Genève renforce son arsenal législatif pour remettre de l'ordre dans les rues, dans les salons de massage et  dans les agences d'escorte.

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Le gouvernement genevois vient d’adopter un projet de loi pour limiter notamment les problèmes (troubles à l’ordre public, bagarres) liés à ce négoce.




Le nombre de personnes exerçant la prostitution a massivement augmenté à Genève, passant de 350 à 2500 professionnels du sexe en 2008. Mais l’explosion de ce commerce n’est pas sans conséquence sur les prostituées elles ou eux-mêmes et sur la quiétude des lieux d’exercice.




Le Conseil d’Etat genevois a notamment estimé que les différents abus réprimés par le Code pénal suisse (exploitation de l’activité sexuelle et traite des humains) ne pouvaient être décelés efficacement sans un plus grand contrôle des salons de massage et des agences d’escorte.



Résultat? Le gouvernement a décidé de réglementer les lieux, heures et modalités du sexe tarifé. Et dans la foulée de lutter contre les effets collatéraux comme les rixes et autres délits.



L’Exécutif s’engage à assurer la mise en œuvre des mesures de prévention sanitaire et sociale et de favoriser la réorientation professionnelle des personnes s’adonnant au commerce du sexe. Il réaffirme enfin son souci de garantir la liberté d’action des prostitué(e)s (lutte contre le proxénétisme).

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