
La pilule d’urgence - la NorLevo® prescrite en Suisse depuis sept ans ou la EllaOne® qui devrait arriver bientôt - encourage-t-elle une certaine désinvolture face à la contraception traditionnelle, et du préservatif en particulier? Non, répond Adeline Quach, médecin-responsable, consultation de planning familial à la fondation PROFA. «En Ecosse, on a donné des doses de pilules d’urgence à des femmes pour qu’elles les aient sous la main. Aucune n’en a abusé et cela n’a pas poussé les couples à renoncer à leur contraception. Seul avantage? En cas d’accident, elles la prenaient plus vite.»
«Le plus tôt, c’est le mieux»
Car même si le délai de la EllaOne® est prolongé à 120 heures après le rapport (contre 72 pour la classique), Adeline Quach insiste sur le fait que «le plus tôt, c’est le mieux.» Quant à ceux qui prétendent que la pilule d’urgence est une forme d’avortement déguisé, elle précise: «Faux! Il ne s’agit pas d’une pilule abortive mais d’une prévention de la grossesse. Une étude montre que si elle était mieux connue et plus aisément accessible, elle diminuerait de moitié le nombre d’avortements mondiaux.» Seul bémol concernant l’arrivée de la EllaOne®, son prix, vraisemblablement trois fois plus cher que la NorLevo®.
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