
Les plaignants ont critiqué les détails «sordides» donnés par le rédacteur de l'article sur la manière dont les abus ont eu lieu. Le Conseil de la presse est d'avis que ces détails sont nécessaires pour comprendre le tort que l'homme a infligé à ses neveux.
Dans les cas d'abus sexuel, il est «impératif» de protéger les victimes, mais aussi de montrer les dégâts qui sont commis, a indiqué mardi le Conseil suisse de la presse. Et dans cette perspective, les détails «sordides» ont leur place. C'est pourquoi le Conseil a rejeté la plainte.
Selon les plaignants, indiquer en outre que l'abuseur était un patriarche de 80 ans issu de la bonne société fribourgeoise permettait de l'identifier. Ce qui constituait une violation du respect de la vie privée.
Selon le Conseil, ces indications se justifient dans la mesure où elles montrent que ces abus ont lieu dans tous les milieux. Par ailleurs les éléments donnés ne permettaient pas une identification au-delà d'un cercle restreint.
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