
Il est impossible de violer une femme portant un pantalon serré qui s'oppose de toutes ses forces. Celle-ci est forcément consentante.
En tenant ce raisonnement, la cour de cassation italienne avait choqué, il y a 10 ans. Elle avait en effet disculpé un homme accusé de viol, pour la simple raison que sa victime portait un jeans. Il s'agissait d'un moniteur d'auto-école et d'une jeune femme de 18 ans.
Grève des jupes
En Italie, on parlait alors de la "Sentenza dei jeans" (sentence des jeans). De nombreuses femmes avaient manifesté leur indignation. Certaines députées avaient même fait la grève des jupes, portant des jeans en signe de protestation.
"Le jeans n'est pas une ceinture de chasteté"
Ce lundi, cette même cour de cassation a apparemment changé d'état d'esprit. Elle a confirmé la culpabilité d'un autre homme, condamné pour viol, qui faisait recours en utilisant le même argument.
Selon l'accusé, sa victime, portant un jeans au moment des faits, avait forcément dû "l'aider" à la déshabiller. La cour a déclaré qu'un jeans "n'est pas une ceinture de chasteté".
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Chronique d'un été russe
Chronique d'un été russe avec Sylvie Cohen
Partie du Cercle Polaire pour rejoindre Saint-Pétersbourg Sylvie Cohen nous embarque tout l'été en Carélie. A bord de «Chamade», la journaliste relie la Mer de Barents, la Mer Blanche et la Baltique. Un voyage engagé en faveur du don d'organes, aux confins d'une Russie marquée par l'histoire d'un empire et celle du rideau de fer.
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