Prises individuellement, les nouvelles de la semaine n’auraient pas suscité plus d’inquiétude que d’habitude, mais collectivement, elles laissent un sentiment de déstabilisation et soulèvent plusieurs questions. En vrac et sans ordre particulier : - les étudiants manifestent. La réforme de Bologne est implantée depuis plusieurs années, pourquoi cette réaction tardive ? Est-ce que la conception des jeunes des études est supposée primer sur celle des professionnels dans le secteur académique, sur les besoins de l’économie et sur la politique nationale, voire européenne en la matière ? Et sur l’évolution du monde… - TSR et RSR fusionnent. Ce regroupement suscite des craintes variées sur la diversité de l’information, et la consolidation du pouvoir dans les médias. Est-ce une vraie stratégie ou un besoin de rationalisation déguisée et est-ce que la qualité des informations sera affectée ? - Orange reprend Sunrise. Est-ce que la Suisse est trop petite pour se payer une vraie concurrence ? Et si oui, ne devrait-on pas ouvrir le marché à la concurrence étrangère pour éviter de tondre les clients suisses ? - Le Swiss Finance Institute (SFI) est en difficulté. Si les penseurs et chercheurs n’arrivent pas à minimiser la crise dans leur institution, alors à qui se fier ? - Dubaï est au bord de la faillite. Inconciliable avec l’image du développement de ce pays du Golfe, est-ce la fin des pétrodollars ou juste une économie non maitrisée ? Et quel va être l’impact sur le secteur financier largement investi dans les projets sur place ? - Triche massive dans le football. Et je ne parle pas seulement du match de qualification France – République d’Irlande, mais de corruption à grande échelle. Après le cyclisme, le foot passe pour un milieu pourri. Où va-t-on trouver les prochaines idoles des jeunes ? On sait psychologiquement l’impact des incertitudes et mauvaises nouvelles dans la conscience individuelle et collective. Les drames, les scandales attirent l’attention et font vendre les journaux. Mais je suis une inconditionnelle des films avec « happy end ». Alors, sans manipuler l’information, ne pourrait-on pas laisser un peu plus de place dans les médias pour les bonnes nouvelles ?

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