
Et de mille! Le bureau de l'égalité des chances fête la millième participante au cours "Internet pour les filles", destiné à intéresser les écolières de 10 à 13 ans à cette matière. Depuis son lancement en octobre 2003, le succès est au rendez-vous. Il s'agit pour ce jeunes filles de se rendre à l'EPFL onze samedis matin de suite afin de lancer leur propre site internet, grâce à l'aide d'étudiants. Pour la première fois cette année, un cours a été mis sur pied, avec succès, à Delémont. Pour fêter tout ceci, l'EPFL organise une journée intitulée "A la découverte des sciences" demain à l'EPFL.
Farnaz Moser, déléguée à l'égalité des chances, répond aux questions des Quotidiennes.
- Rappelez-nous la raison pour laquelle ces cours sont destinés aux jeunes filles?
- Nous souhaitons les encourager à s’aventurer plus en avant dans le monde des technologies de l’information et de communication. Les jeunes femmes représentent 26% de la population estudiantine de l’EPFL. Dans des branches comme l’architecture, les sciences de la vie ou encore en chimie et génie chimique, il y a plus de 40% de femmes. Dans d’autres filières comme en informatique et communication, en microtechnique ou mécanique, le pourcentage des femmes est plus faible. C’est la raison pour laquelle en plus de nos actions générales, nous organisons des actions plus ciblées comme les cours «Internet pour les filles».
- Quels enseignements tirez-vous de ces cours?
La majorité des jeunes filles nous demande une suite à ces ateliers. Une grande partie de nos élèves d’Internet participe à d’autres activités scientifiques que nous organisons, comme les cours de « Maths en jeu » ou des semaines de sciences pendant les vacances scolaires. Nous avons aussi un très bon feed-back de la part des parents. En résumé, celles qui participent à ces activités prennent confiance en leurs capacités, sont enthousiastes et ont envie de continuer l’aventure scientifique. Le but de notre programme est d’informer les jeunes filles sur ces branches intéressantes et des débouchés auxquels elles mènent et de leur dire qu’elles ont toute leur place dans ces filières. Nous pensons que nos cours contribuent de manière importante à atteindre ce but.
- Faudrait-il lancer le même type d'action dans des branches traditionnellement "féminines" pour y attirer les garçons?
- Je pense toutes les actions qui peuvent mener à briser les clichés sont salutaires. Il faut que les garçons et les filles osent choisir les branchent qui les intéressent sans se soucier de l’image féminine ou masculine qui y est associée.
- Pensez-vous que le fait que les femmes soient minoritaires dans les branches les plus techniques soit uniquement dû à des raisons culturelles?
- Je pense que les raisons culturelles jouent un rôle important dans ce domaine. Il y a des pays où plus de 50% des étudiants dans ces branches sont des femmes. Aux raisons culturelles s’ajoutent, un manque d’information sur ces branches et leur utilité pour la société et un manque de modèles auxquels les jeunes filles puissent facilement s’identifier.
Les prochains cours débuteront le 12 septembre 2009. Téléchargez la brochure d’inscription.
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