Les femmes scientifiques discriminées?
SCIENCES | 15:33 Des chercheuses de l'Université de Göteborg ont découvert que les conseils scientifiques n'évaluent pas les hommes et les femmes de la même manière.
SWR | 15-10-2008 | 15:33
Drôle de découverte scientifique pour deux chercheuses de l'Université de Göteborg, en Suède. Agnes Wold et Christine Wenneras, microbiologistes, sont arrivées à la conclusion que les conseils scientifiques du Conseil national de la recherche médicale (MFR) suédois n'évaluent pas de la même manière les hommes et les femmes, selon un article du Monde.
Analyse des décisions
Les deux chercheuses ont passé au crible les décisions des conseils scientifiques dès 1997, après avoir constaté que si 44% des docteurs en biomédecine sont des femmes, seule une sur quatre obtient un poste de post-doctorat et seulement 7% deviennent professeures.
Elles doivent publier trois articles de plus que les hommes
Leur étude intitulée "Népotisme et sexisme dans les comités de lecture" a fait beaucoup de bruit. Agnes Wold et Christine Wenneras ont en effet démontré qu'une femme devait avoir publié en moyenne trois articles de plus qu'homme dans des revues scientifiques de prestige comme Nature ou Science pour obtenir un poste. Elle doit également être deux fois et demi plus productive qu'un homme pour être considérée comme aussi compétente.
Méthodes d'évaluation revues
Ces résultats, publiés dans Nature et dans un quotidien suédois, ont suscité de vives protestations. Mais depuis, le MFR a modifié ses méthodes d'évaluation. "Dans le reste du milieu académique, très peu de choses ont changé", estime toutefois Agnes Wold, devenue professeure en février dernier.
Une étude du conseil scientifique montre en effet que les hommes obtiennent plus facilement des financements pour leurs projets de recherche.
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Effectivement ce serait un
Effectivement ce serait un très bon sujet à approfondir. A suivre! Merci pour ce commentaire.
promotion des femmes dans les formations supérieures
Je constate surtout que les programmes mis sur pied de promotion des femmes dans les formations supérieures dès les années 90 en Suisse (CRUS) et plus spécifiquement à Lausanne (UNIL) ne semblent pas avoir donnés les fruits escomptés .. pourquoi au fait ?