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Sa maison est saisie, alors qu'elle avait tout payé

| 21:12  La petite actualité féminine insolite de la Planète






ÉTIENNE DUMONT | 17-03-2010 | 21:12

Vivons-nous dans un monde de sauvage? Oui, vous répondront les gens de gauche. Et il y a pour cela une bonne raison. Nous connaissons depuis quelques années un capitalisme sauvage. Tout se tient. Œil pour œil. Dent pour dent. Miam-miam, je te bouffe!

 

 

C’est en tout cas se que doit se dire Angela Ianneli, 46 ans. Cette dame vit à Pittsburgh, ville natale d’Andy Warhol, ou du moins dans ses environs. Elle avait réussi le rêve de la plupart des Américains, qui est devenu depuis trois ans leur cauchemar. La dame s’était offert une maison. Un logis rien qu’à elle. Autant dire qu’elle avait dû emprunter de l’argent. Beaucoup de dollars Et à qui le fait-on, si ce n’est à une banque?

 

 

Mrs Iannelli devait donc payer régulièrement ses traites, histoire de se voir bien traitée. Or, que ne s’est-il pas passé en octobre 2009? En rentrant un soir chez elle, notre amie trouve son home cadenassé. Impossible d’entrer dans ce qui devenait du reste une maison vide. La banque avait tout fait saisir, laissant la soi-disant propriétaire à la rue. Il ne lui restait rien, si ce n’est les yeux pour pleurer. Les meubles avaient quitté les lieux non sans mal. Plusieurs d’entre eux s’étaient vus endommagés. Même le perroquet d’Angela avait disparu. Envolé!

 

 

Après avoir surmonté le choc, la dame a commencé à faire ses comptes. Tout jouait. Elle ne devait rien à personne. Entendons-nous. Elle avait bien emprunté une grosse somme, dont le montant ne nous est pas connu. Mais elle avait toujours, toujours, payé ses intérêts au moment de l’échéance. La plupart des Américains ne peuvent pas en dire autant. On sait que l’actuelle crise financière a commencé par celle des subprimes.

 

 

Que faire? Contre-attaquer. Angela a porté plainte. Aux Etats-Unis, c’est le minimum. Quand on n’a pas son armée d’avocats, on a au moins son chevalier Ajax. Notez qu’au moins celui-là aura vite su faire la lessive. C’est la banque qui s’est retrouvée lessivée. Elle a commencé par adresser «ses sincères excuses» à la cliente. Elle a continué par dire qu’elle appliquerait «la tolérance zéro» à l’encontre des responsables de «cette tragique erreur». M’est avis qu’un lampiste (pour autant qu’il y ait des lampistes dans les banques…) va payer pour tout le monde.

 

 

Notez qu’il est très fort de devoir payer, quand personne ne devait en fait d’argent. Mais, dès qu’il s’agit de finances, tout ne devient-il pas surréaliste de nos jours?


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