Jeunes entrepreneures cherchent marraines désepérément | Les Quotidiennes

20/11/2008 10:30
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Jeunes entrepreneures cherchent marraines désepérément

MENTORAT | 14:56  Dans son programme de mentoring, l'association Pacte met en relation des jeunes femmes avec des entrepreneures expérimentées. Une solidarité qui permet à celles qui souhaitent se développer professionnellement de recevoir appui et conseils.




Cécile Denayrouse | 09-06-2007 | 14:56

Il y a près d'un an, Delphine Depery, 30 ans, s'apprêtait à monter son
entreprise dans la communication. Comme toute nouvelle venue dans le
monde impitoyable de la création d'entreprise, elle avait des questions
plein la tête. C'est tout naturellement qu'elle s'est tournée vers l'association Pacte, à laquelle sa mère appartenait déjà.

 

Au programme: une dizaine d'ateliers et de cours axés sur le marketing
de soi, la gestion de projet et l'évolution personnelle. Et bien sûr,
le concept phare du mentoring: être mise en relation avec une marraine
– une «menta» dans le jargon de l'association Pacte - évoluant dans la
même sphère professionnelle, qui lui prodiguera conseils et coups de
pouce de façon bénévole.

 

Avec 30 ans d'expérience dans la communication, et une véritable
envie de transmettre ses acquis, Francine Crettaz avait le profil idéal
pour devenir marraine. Durant un an, les deux femmes se sont
régulièrement vues, contactées par mail ou par téléphone. Au fil des
mois s'est tissée une véritable relation d'entraide.

 

"Le mentoring, l'essayer c'est l'adopter, sourit Francine Crettaz.
Je n'ai pas l'impression de faire quelque chose de généreux. J'aime
l'idée de faire bénéficier les autres de nos erreurs, et ainsi de leur
permettre d'apprendre les choses un peu plus vite. D'autant que ça m'a
apporté beaucoup à moi aussi. Comme découvrir les préoccupations des
nouvelles générations de femmes, ou m'apporter d'autres contacts que je
n'aurais jamais eus sans Pacte", ajoute-t-elle.

 

Plus concrètement, Francine a par exemple mis des clients en contact
avec Delphine, qui était plus axée sur le design et sur le graphisme.

 

De son côté, Delphine est dithyrambique: "C'est très bénéfique, il
n'y a pas d'enjeu, rien à prouver. La menta est là pour faire miroir au
projet, pour partager son expérience et répondre aux questions.
Francine ne s'est jamais posée en donneuse de leçons. Dans une dizaine
d'années, j'espère pouvoir moi aussi transmettre mon expérience à une
plus jeune. "

 

Le concept, basé sur la solidarité et l'entraide, a fait des émules
et le bouche à oreille fonctionne à plein régime. Les filleules –ou
mentee- sont toujours plus nombreuses à frapper à la porte de
l'association Pacte. Il faut dire que l'association ne s'intéresse pas
uniquement au domaine de la communication, mais aussi à la politique, à
l'économie ou encore à l'enseignement. "Nous sommes sans arrêts à la
recherche de marraines, et tous les corps de métiers sont les
bienvenus. Il est encore possible de s'inscrire pour la prochaine volée
qui commence officiellement le 24 septembre", explique Nicole Schick,
responsable communication à l'Association Pacte.

 

Inscriptions et renseignements auprès de Mme Piron au 021 601 82 40


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