Réforme ou refonte du système bancaire?

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Le président des Etats-Unis a proposé dans un discours hier une restriction de l’activité des grandes banques. Outré par le manque de retenue de certaines grands établissements bancaires américains qui renouent avec les profits et s’accordent des bonus stratosphériques, il veut forcer ces derniers à revenir à leur mission principale – servir le client. Il n’accepte pas que ces banques fassent un tel profit en restreignant les prêts aux PME, en refusant de baisser les taux d’intérêt sur les cartes de crédit, et en prétextant ne pas pouvoir payer une taxe pour rembourser les contribuables sans transférer cette charge sur les clients et les actionnaires.

 


Le gouvernement américain a l’intention de limiter la taille, la complexité et la possibilité de faire des opérations risquées. Concrètement, il veut interdire aux banques commerciales d’avoir, de sponsoriser ou d’investir dans des hedge funds ou des fonds de private equity, et de faire du trading (achat et vente de titres) pour leur propre profit. En quelque sorte c’est le retour de la loi Glass-Seagal qui sépare le monde financier en banques commerciales et banques d’investissement.

 


En Europe, les approches varient entre taxer les banques et taxer les bonus, mais tous les gouvernements sont d’accord sur le fait qu’il faudra élever les seuils de fonds propres et de liquidité des banques. Ceci ne change pas forcément le mode de fonctionnement de l’industrie financière, et  Barack Obama a le mérite de proposer une réforme du système. Ce sera très intéressant de pouvoir confronter cette approche avec les propositions qui seront faites par Nicolas Sarcozy lors du Forum de Davos la semaine prochaine.

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Edmée Cuttat

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