Quand les hôtesses de l'air en viennent aux mains

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«Jeux de mains, jeux de vilains», disait ma grand’mère, qui est revient décidément, en «guest star», dans cette chronique. «Jeux de vilaines» aussi? On peut se le demander. Au temps de la sacro-sainte égalité des sexes, nul n’oserait plus parler, comme naguère nos amis anglo-saxons du «gentle sex».

 

 

Voilà qui tombe bien! Nous sommes aux Etats-Unis. Un avion doit décoller de Rochester, dans l’Etat de New York, pour atterrir à Atlanta, la ville favorite de Scarlett O’Hara. Au départ, tout se passe bien. Autant dire que les passagers, après avoir été aussi fouillés qu’un chantier archéologique, sont calmement assis. Musique douce. Souliers délacés. L’appareil commence à rouler sur la piste. En principe, tout est bon.

 

 

Eh bien non! Voilà que l’un des voyageurs se sent mal. Il lui faut revenir si ce n’est au port, du moins au terminal. Dans le métro, cela s’appelle un «incident passager». Un incident du genre léger. Quand il se voit qualifié de «grave», cela signifie en général que le client est mort sur une voie, électrocuté ou saucissonné comme un vulgaire salami.

 

 

Mais revenons à Rochester. Le retour au bercail exige de l’organisation. Quant à l’organisation, elle réclame un accord total entre les participants. Or, ne voilà-t-il pas que deux hôtesses manifestent des dissensions. Au départ, elles demeurent discrètes. Ces deux dames chuchotent. Puis le débat prend de l’ampleur. Elles en arrivent aux insultes. Sans doute se détestaient-elles déjà avant. C’est souvent comme ça, entre collègues, surtout si l’on doit jouer les bonnes amies.

 

 

Tandis que le malade geint et appelle peut-être sa maman, les hôtesses entreprennent ensuite d’en découdre. Par découdre au sens couturier. En découdre comme des sportifs. Aux poings. Y a-t-il vraiment eu échange de coup? Les avis diffèrent. Selon le porte-parole de la compagnie, les aménités se seraient réduites à des paroles. Mais vous savez comment sont ces instances. C’est un peu comme la police vis-à-vis des manifestants. Elles ont une forte tendance à minimiser.

 

 

Toujours est-il que si le passager va bien (il a quand même pu se voir évacué des décombres), les autres passagers l’ont senti passer. Vu le retard pris, le vol a dû tout bonnement se voir annulé. «Ils ont été orientés sur d’autres compagnies», dit pudiquement le communiqué.

 

 

Restait à sanctionner les coupables. «Comportement inacceptable». Les deux femmes ont été virées séance tenante. Le métier d’hôtesse de l’air, qui faisait jadis rêver les jeunes filles un peu simples, exige une certaine tenue.

 

 

Comme nous sommes aux Etats-Unis, il y a cependant du procès dans l’air. Dans l’air? C’est bien là l’élément qui s’impose.

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Etienne Dumont

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La petite chronique féminine insolite de la Planète.

Etienne Dumont est une sorte d'encylopédie. Tout l'intéresse. Toutes les formes de cultures, peintures, théâtres, littératures, histoires sans oublier les potins qui chahutent la planète. C'est un journaliste, il travaille à la Tribune de Gnève, et un conteur d'histoires. Il est en vérité le chouchou des Quotidiennes. Et son look? Une oeuvre d'art.

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Quelle femme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Une femme politique genevoise
 
Quel homme n’aimeriez-vous pas avoir à serrer dans vos bras?
Gérard Depardieu. Avec ses 150 kilos, je n’y arriverai jamais.
 
Le plus grand préjugé sur les femmes?
Parler «des femmes». Comme si toutes se ressemblaient. Elles ne sortent pourtant pas du même moule, comme les lapins en chocolat ou les filles des séries TV américaines.
 
Le plus grand préjugé sur les hommes?
De croire qu’ils existent
 
Devise préférée?
«Il n’y a pas de mal à se faire du bien»
 
Trois choses que vous ne savez pas faire (et qui vous handicapent)?
Je ne sais en fait pratiquement rien faire, ou plutôt je ne sais rien faire de pratique. Autant dire que je me considère comme très handicapé.

Vos prochaines vacances?
Je n’aime pas l’idée de vacances, mais j’adore partir.
 
Vous avez une machine à remonter le temps. Vous allez où et quand?
Probablement dans les années 30 à Paris ou New York, avec un solide compte en banque. Il est évident que j’aurais échappé à la Crise.
 
Si vous étiez un objet?
Objet sexuel, évidemment!
 
Votre péché mignon?
L’avarice, l’égoïsme, la méchanceté, l’indifférence, la suffisance. Est-ce que cela vous suffit?
 
Le don de la nature que vous voudriez avoir?
L’ubiquité Mais est-ce déjà naturel en 2010?
 
Vous avez le droit d’inviter trois personnages illustres et disparus à votre table ce soir. Qui seraient-ils?
Hitler, Staline et Napoléon. Je m’excuse à la dernière minute. La bombe est sous la table.


Un truc que vous adorez faire mais dont vous avez un peu honte…
Ne rien faire
 
Votre lecture en ce moment?
Avec trois ou quatre livres par semaine, il n’y a pas de moment, mais des instants.
 
Trois choses que vous aimeriez apprendre?
L’italien, mais bien. Les claquettes, mais c’est un peu tard. Le hacking électronique, mais ce sera dans une autre vie.

Vous êtes Suisse, adorez Genève, mais trois autres lieux où vous pourriez habiter?
Mais je n’aime pas Genève! Je pourrais vivre à Paris, Londres et Venise avec un abonnement général de train et d’avion pour passer de l’une à l’autre.
 
Qu’est-ce que la vie a fait de vous?
Un demi-vieillard! A 62 ans…