Projection dans le futur

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Les signes précurseurs d’une reprise sont là, on commence à voir le bout du tunnel et les hypothèses sur l’économie après-crise fusent : reprise en U (remontée rapide), reprise en V (plus graduelle) ou, comble des horreurs, reprise en L, ce qui veut dire qu’on stagnerait au niveau actuel. Quoi qu’il en soit, la Suisse s’en tire  mieux que ses voisins.

 

Mais on commence à ressentir les limites de la politique bilatérale. Toutes les négociations fiscales par exemple, prennent énormément de temps, et donnent l’impression que nous cédons sur tous les points. Le secret bancaire a passé à la trappe, et ce n’est qu’une question de temps jusqu’à ce qu’il y ait transparence fiscale totale. Après cela, on peut se demander si les pays européens ne vont pas essayer d’harmoniser les systèmes de taxation, pour éviter l’émigration fiscale.  Malgré notre souveraineté nationale, le gouvernement ne pourra résister, tout dépendant que nous sommes sur l’exportation pour faire fonctionner l’économie.

 

Après le siège et la défaite du secret bancaire, la liste grise de l’OCDE, le camouflet de la Lybie, notre non-inclusion dans le G20 et maintenant la célébration de la chute du mur de Berlin où la Suisse n’est même pas invitée, on peut se demander si ce n’est pas le moment de reparler de l’adhésion à l’Union Européenne. Les coûts transactionnels pour négocier n’importe quoi commence à être prohibitifs et la situation de membre est maintenant plus claire. Le temps est probablement venu de reparler d’adhésion à l’Union Européenne.

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Edmée Cuttat

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