Finale féminine inédite et haute en décibels à l’Open de tennis d’Australie entre la Biélorusse Victoria Azarenka et la Russe Maria Sharapova, chacune des joueuses pouvant devenir numéro un mondiale à l’issue de leur match. D’où la promesse d’un suspense supplémentaire.
Hélas il a fallu rapidement déchanter, le duel fut loin d’être saignant. Un euuphémisme. Après 82 petites minutes c’est Azarenka, la moins expérimentée et la plus jeune des deux qui a tout balayé sur son passage, s’imposant en deux sets en infligeant même un humiliant 6-0 en seconde manche au mannequin de la raquette.
La reine Victoria, nouvelle numéro un mondiale, 22 ans, 1m 83 et 60 kilos, résidant à la fois à Minsk et Phoenix, a ainsi privé la belle Maria de récupérer une couronne qu’elle avait ceinte en 2005, à 18 ans et quatre mois.
Le bel exploit de la charismatique Ararenka qui, à l'image de Maria Sharapova a reçu son trophée des mains de la Suissesse Martina Hingis, trois fois victorieuse à Melbourne, permet de redonner au tennis féminin un peu de l’éclat qu’il avait perdu ces dernières années.
Avec des premières dames qui, à l'exception de la grande Serena Williams ayant réussi à récupérer sa couronne en 2008, s’étaient davantage imposées par leur régularité que par leur talent. Comme Jelena Jankovic, Dinara Safina et Caroline Wozniacki. Cette dernière venant donc de perdre logiquement la tête après une domination de 67 semaines sans remporter un seul Grand Chelem. A l'instar des deux autres.
Un bémol toutefois. Imaginer que la nouvelle souveraine a empoché l’équivalent d’un million et demi de francs suisses pour une heure vingt-deux de travail, vous a comme un parfum de scandale. Plus indécent encore le fait que Maria Sharapova en ait raflé la moitié après avoir marqué trois misérables jeux!
