Nous l’avons attendu avec impatience: l’Euro 2008 a enfin commencé! Les drapeaux fleurissent aux fenêtres et aux portières des voitures, les fans de toutes les nationalités arborent fièrement les couleurs de leur équipe préférée et les enfants ont de nouveaux héros. Et pour que la fête soit belle, de nombreux hommes et femmes travaillent dur.
Car, pour accueillir un événement aussi exceptionnel, qui honore notre pays, nous tenons à soigner l’accueil et la sécurité.
J’ai assisté dimanche au match Portugal-Turquie au Stade de Genève. La qualité de l’accueil m’a impressionnée. Mais avant de m’installer bien confortablement dans les gradins, avant de me laisser gagner par l’ambiance extraordinaire du match, j’ai visité l’état-major en charge de la sécurité, installé à Genève pour coordonner les opérations romandes. Car l’engagement pour cet événement dépasse tout ce qui a été demandé à nos polices ces dernières années. Et ce, sur une période de près d’un mois.
Un événement d’une telle envergure demande une collaboration intense non seulement entre les corps de police des différents cantons, mais aussi, notamment, avec les partenaires de la protection civile, des sapeurs-pompiers et des équipes sanitaires. J’ai pu constater avec satisfaction que cette collaboration fonctionne parfaitement, que tout le monde est prêt à s’entraider, pour que la fête reste une fête. Et je m’en réjouis.
Bien sûr, si tout se passe bien, on dira que la police en a trop fait. Et si ça dégénère, on demandera où elle était. Les mauvaises langues trouveront toujours mille raisons de critiquer son travail. Les policiers et leurs partenaires sécuritaires travaillent jour et nuit pour assurer la sécurité de leurs concitoyens. Ceux qui sont en charge de l’Euro et ceux qui assurent les tâches quotidiennes. Ils n’ont ni congés, ni vacances. Leur famille ne les verra pas beaucoup pendant cette période. Ce ne sont pas eux qui profiteront des matches. Et tant pis pour ceux d’entre eux qui sont des fans de football. Pendant que les autres font la fête, eux s’efforcent de prévenir les troubles, de les contenir ou d’y mettre un terme le plus rapidement possible.
Mais la tâche n’est pas facile: quand mille motards décident d’escorter leur équipe favorite dans un cortège triomphal, la circulation routière est forcément perturbée. Quand 30 000 spectateurs surchauffés quittent un stade, certains exaltés et d’autres frustrés, des prises de bec sont inévitables. Et quand l’alcool se joint à la fête, les esprits s’échauffent encore plus vite.
C’est pourquoi il est si important que nous contribuions tous à ce que la fête soit belle. Je remercie citoyens et amateurs de sport de faire preuve de fair-play et de compréhension. La police ne pourra pas être partout à la fois, elle devra forcément donner la priorité à certaines tâches. Et elle sera là pour demander aux enthousiastes un peu de calme, et à ceux qui aspirent à la tranquillité, un peu de patience. Tâche ingrate, mais oh! combien nécessaire à une bonne cohabitation. A nous donc de veiller, ensemble, à ce que la fête de l’Euro 2008 soit réussie. Et vive le sport! Cheffe du Département dela sécurité et de l’environnement.




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