
Après la décision du PDC du Valais romand de renoncer à une candidature féminine pour l'élection au conseil d'Etat de mars 2009, les femmes politiques valaisannes réagissent. La principale interessée, Marie-Françoise Perruchoud-Massy, se donne jusqu'à la fin de l'été pour décider si oui ou non, elle se lance sur une liste indépendante. Mais d'ici là une alternative pourrait se présenter du côté radical, puisque Claude Roch annoncera le 30 août lors de l'assemblée de son parti s'il entend remettre son mandat ou se représenter.
Lors d'un entretien avec l'ATS, la présidente des femmes radicales-libérales, Marijo d'Avila- Favre, a assuré que "les femmes ont un bon accueil dans le parti radical". Si les femmes radicales ne se prononcent pas, la présidente a toutefois ajouté "On peut trouver des alliances avec des femmes qui défendent les mêmes idées".
La socialiste Marcelle Monnet-Terrettaz, présidente de l'association Solidarité-Femmes et députée au Grand Conseil, ne doute pas de la volonté renforcée d'élire une femme en Valais, même si elle regrette que le PDC ne donne pas l'exemple. Elle précise qu'une candidature dissidente de Marie-Françoise Perruchoud-Massy aurait l'appui de Solidarité-Femmes.
Acceder au gouvernement reste difficile pour les femmes valaisannes. La radicale Cilette Cretton en avait fait l'amère expérience en 2001 même si son score avait montré une belle progression des voix en faveur des femmes. Actuellement, la seule candidate déclarée derrière laquelle pourrait faire bloc la cause féminine est celle de l'écologiste Marylène Volpi. Un parti marginal en Valais et donc des chances minimes.
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Election d'une femme au gouvernement valaisan
A mon avis, ce n'est pas le sexe qui doit être mis en avant mais les capacités à diriger.
Je peine à comprendre les raisons pour lesquelles les femmes de gauche soutiendraient les femmes de droite. En effet, si cette femme est membre d'un parti de droite, c'est qu'elle défend des idées de droite et vice versa. Cela revient à dire qu'elles voteraient contre leurs propres principes.
Au lieu de regretter que Mme Massy-Perruchoud ait perdu l'élection, les autres partis devraient plutôt rebondir et proposer une candidate, quitte à faire une liste ouverte. De cette manière, ce serait vraiment le peuple qui choisirait ses élus et non pas les partis.
Merci de m'avoir lu.