
En vingt ans, les femmes ont certes réalisé une belle avancée dans les hémicycles politiques. Depuis l’arrivée en 1984 d’Elizabeth Kopp sous la coupole, l’Helvétie a élu une poignée de conseillères fédérales et de façon plus ou moins volontariste, les cantons ont joué le jeu de la mixité.
Mais, le débat sur la représentation des femmes en politique est-il définitivement clos? «Avec 20% de femmes siégeant aux Exécutifs cantonaux et environ 30% dans les législatifs, nous sommes encore loin de la parité», corrige Sylvie Durrer, responsable du Bureau vaudois de l’égalité.
Ainsi, le temps de l’indifférence des sexes, tel qu’annoncé par la libérale vaudoise Suzette Sandoz, n’est pas encore venu. Mais l’hypothèse d’une majorité féminine à Berne permet de repenser le lien entre femme et exercice de la chose publique. «Il est ainsi singulier qu’une femme au pouvoir soit presque systématiquement qualifiée de dame de fer ou de maîtresse d’école», déplore-t-elle.
Casser les stéréotypes
«Alors chaque élection - et la succession de Pascal Couchepin ne fait pas exception - permet d’expurger ses stéréotypes de leur substance», relève la déléguée à l’égalité.
Depuis l’annonce de la démission du conseiller fédéral valaisan, personne n’a encore véritablement évoqué la question féminine comme enjeu électoral. C’est ce qu’affirme en substance Hans Hirter, politologue à l’Université de Berne. Rien de surprenant à cela. «Si la problématique du genre n’est pas au cœur de la campagne, c’est le signe que la Suisse a vaincu la guerre des sexes.»
Certains gouvernements, il est vrai, comme le canton de Zurich ou la Ville de Berne sont déjà majoritairement féminins. «Les politiciennes n’ont donc plus à faire leur preuve. Elles ont démontré qu’elles savaient faire des alliances, convaincre un auditoire et défendre leurs dossiers. L’élection de septembre prochain ne se pose pas en termes de femmes ou d’hommes», insiste Hans Hirtel.
Compétences démontrées
Sans compter, dit-il, qu’Il y a très peu de candidates qui cristallisent les suffrages. Même si la Genevoise Martine Brunswig-Graf figure parmi les papables, elle n’est cependant pas dans le peloton de tête», observe-t-il. La question féminine hors propos faute de combattantes? L’analyse paraît prématurée aux yeux d’Esther Waeber-Kalbermatten. La première conseillère d’Etat valaisanne est convaincue que la liste des prétendants n’est pas encore bouclée. «D’autres candidatures vont se profiler dans les semaines à venir.»
Double expérience
La magistrate cumule une double expérience. A l’Exécutif de la Ville de Brigue, elle a siégé avec une majorité de femmes, tandis que depuis quelques semaines, elle est la seule conseillère d’Etat en Valais. «Les femmes ont généralement une autre approche parce qu’elles sont souvent contraintes de concilier vie familiale et vie professionnelle. Ce qui les rend de fait pragmatiques et les oblige à viser l’efficacité.»
La féminisation de la politique n’est, selon elle, pas un pari encore gagné. A qui la faute? Aux partis peut-être à qui incombe la préparation de la relève. «Ils doivent se montrer davantage proactifs dans la recherche de candidates. Et ne pas mener la traque à la dernière minute. Les femmes qui s’engagent en politique n’ont pas la disponibilité nécessaire pour se constituer des réseaux de soutien. Là encore, ce sont aux formations politiques de prendre le relais», précise Esther Waeber-Kalbermatten.
Une prédominance féminine aux commandes la Berne fédérale peut-elle résulter d’un pur hasard des candidatures ou d’une volonté militante?
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Et si on arrêtait avec ces
Et si on arrêtait avec ces débats stériles et remplis de stupidité militante passéïste ?... Si je ne m'abuse, on recherche un(e) ministre compétent(e)... Que celui-ci soit soit équipé ou non d'un phallus n'a strictement aucun intérêt ! Et si je ne m'abuse encore une fois... la Constitution garantit dans le texte l'égalité des deux sexes... Y a-t-il un intérêt intelligent à lancer ce genre de débat ? ...