
Le sujet des quotas visant à imposer les femmes dans les sphères dirigeantes reste tabou en Suisse. Avec 104 voix contre 4, le National n'a pas voulu vendredi de ce moyen pour renforcer la présence féminine dans les conseils d'aministration des sociétés liées à l'Etat.
L'argument de la majorité de droite? Le critère du sexe ne doit pas jouer de rôle dans ce cadre. Selon le camp bourgeois, «le choix d'un membre de conseil d'administration doit être fait en toute indépendance, uniquement en fonction des exigences de la société, et non en fonction de critères prévus dans la loi tel que le sexe des candidats». La gauche a rétorqué que ce type de système avait déjà fait ses preuves en Norvège, en soulignant que les mesures volontaires ne suffisent pas pour que les entreprises respectent la disposition constitutionnelle sur l'égalité des sexes. L'initiative parlementaire de l'ex-députée Barbara Haering (PS/ZH) a donc été classée.
L'objectif était d'obliger les sociétés dont la Confédération est actionnaire à intégrer au moins 30 % de femmes au sein de leur conseil d'administration. Le texte avait été mollement soutenu en 2005 par le National (88 voix contre 88, celle du vice-président Claude Janiak (PS/BL) avait fait pencher la balance).
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