Le clivage gauche-droite serait une simple question de cerveau

Inutiles les meetings, débats et autres gesticulations pour Hollande, Sarkozy et les autres?

Inutiles les meetings, débats et autres gesticulations pour Hollande, Sarkozy et les autres? © AFP

Selon une étude américaine réalisée à l’Université Lincoln dans le Nebraska, et dont le quotidien britannique The Guardian relate les principales conclusions relayées par le Point.fr, notre orientation politique serait déterminée par notre cerveau. Ainsi celui d’un électeur de droite ne serait pas le même que celui d’un électeur de gauche.

L’équipe de chercheurs a d’abord présenté à un groupe de deux cents personnes des images agréables ou désagréables et analysé les réactions du cerveau de chacun des cobayes. Elle a ainsi distingué deux groupes. Celui qui se focalise sur les images plaisantes et l’autre sur celles qui dérangent

Tandis que des électrodes mesuraient les modifications de la chaleur de la peau, les capteurs surveillaient le mouvement des yeux. Résultat, les premiers s’avèrent libéraux, les seconds conservateurs. Ce qui tendrait à démontre que l’opinion politiques s’exprimerait de manière physiologique et cognitive.

Confrontés dans une deuxième expérience à des photos de célébrités dans le domaine comme Reagan, les Clinton ou Bush, les électeurs de droite ont réagi plus fortement aux politiciens éloignés de leur bord, tandis que ceux de gauche étaient davantage stimulés par des personnalités proches de leurs convictions. Un verdict édifiant estime Victoria Gairin du Point.

L’enquête ne dit en revanche rien des particularités du cortex des centristes. Il n’empêche que la journaliste estime qu’il y a là de quoi simplifier la tâche des sondages à quelques mois de la présidentielle française. Encore que pour l’instant ce ne soit pas trop compliqué, avec François Hollande qui caracole loin devant tout le monde…

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