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Laura Chinchilla élue présidente du Costa Rica

ELECTIONS | 10:06  Avec 47% des suffrages exprimés, elle succède à son mentor et prix Nobel de la Paix, Oscar Arias. C'est la première femme à accéder à la présidence.



Elue au premier tour, dimanche 7 février
Elue au premier tour, dimanche 7 février


MCM | 08-02-2010 | 10:06

Politologue de 50 ans, Laura Chinchilla est devenue dimanche la première femme à accéder à la présidence du Costa Rica. Ce qui place le continent sud-américain en tête des représentations féminines au sommet du pouvoir. Mais pourquoi? Réponse dans cette interview du Figaro.

 

 

Héritière et ancienne vice-présidente du président sortant Oscar Arias, elle l'a emporté dès le premier tour, reconnue victorieuse avant même l'annonce des résultats, par ses deux principaux concurrents, l'avocat de droite Otto Guevara et Otton Solis, représentant du centre-gauche, relégués à plus de 20 points.

 

 

Etudes aux Etats-Unis

Fille d'un influent ex-inspecteur général des Finances, elle s'est vouée très jeune à la politique, obtenant une maîtrise à l'Université de Georgetown, aux Etats-Unis, après une licence au Costa Rica.

 

 

A 34 ans, en 1994, elle fait une entrée remarquée au gouvernement du président de l'époque, Jose Maria Figueres, comme vice-ministre de la Sécurité publique. Deux ans plus tard, elle succéde au ministre.

 

 

Députée de 2002 à 2006, elle a été première vice-présidente d'Oscar Arias et ministre de la Justice, avant de démissionner en octobre 2008 pour se consacrer à la candidature présidentielle. Ses proches soulignent son sérieux et son abord simple, son élégance sobre.

 

 

 

Dans le sillage d'Oscar

Son discours politique suit en droite ligne celui de son prédécesseur, même si elle l'a «modernisé» en faisant de l'insécurité, la drogue et la relance après la crise économique les premières cibles de son discours électoral.

 

Elle poursuivra, a-t-elle annoncé pendant sa campagne électorale, les programmes sociaux et de grands travaux publics d'Oscar Arias.

 

Fidélité stratégique

Cette fidélité au président et prix Nobel de la paix 1987 lui a valu les sarcasmes de ses adversaires politiques. Ils lui reprochent de n'être qu'une «marionnette» et d'être restée muette sur les affaires de corruption révélées ces dernières années.

 

 

Sa fidélité à Oscar Arias lui assure non seulement le soutien de son Parti de libération nationale (PLN, centre droit) mais aussi de tous les milieux économiques, proches du président sortant.

 

 

Divorcée en 1985, elle s'est remariée avec l'avocat espagnol Jose María Rico, son aîné de 25 ans. Ils ont un fils unique, de 13 ans.


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