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Iran: les femmes s'engagent pleinement dans la contestation

IRAN | 11:27  Portées par le symbole de la première femme-martyr, Neda Agha Soltan, les Iraniennes, lésées par leur législation, font le forcing à Téhéran pour que les choses changent.



Portées par le symbole de la première femme-martyr, Neda Agha Soltan, les Iraniennes descendent dans la rue (AFP)
Portées par le symbole de la première femme-martyr, Neda Agha Soltan, les Iraniennes descendent dans la rue (AFP)


MCM | 29-06-2009 | 11:27

Les femmes avaient déjà joué un rôle lors de la révolution constitutionnelle de 1906 à 1911 et pendant la révolution islamique de 1979. Mais elles restaient minoritaires. Désormais elles sont nombreuses à descendre dans les rues.

 

Cette évolution apparaît comme le miroir des évolutions de la condition des femmes depuis une vingtaine d'années en Iran. Notamment grâce à l'éducation. Elles y ont accès à parité avec les hommes et sont même majoritaires au moment de l'entrée à l'université, selon Farhad Khosrokhavar, directeur d'études à l'EHESS et chercheur au Centre d'analyse et d'intervention sociologiques.

 

 

Disparition entre loi et réalité

L'Iran est aussi un des seuls pays du Proche-Orient où les femmes sont représentées au Parlement, même si elles font partie du camp conservateur et ne revendiquent donc pas de droits supplémentaires.

 

 

Mais leur position toujours inférieure a alimenté un fort désir de changement. "Il y a une disparité grandissante entre leur condition juridique et la réalité de leur évolution au sein de la société", souligne Farhad Khosrokhavar. "Sur le plan culturel, elles sont de plus en plus présentes mais elles sont toujours très handicapées par le système juridique iranien."

 

Catégorie insatisfaite

Leur crispation s'est concentrée sur Mahmoud Ahmadinejad. "Aux yeux des jeunes filles des grandes et moyennes villes d'Iran, il représente le système de la police des mœurs qu'elles détestent", estime Farhad Khosrokhavar. Un point de vue partagée par la prix Nobel de la paix iranienne Shirin Ebadi : "Dans les manifestations, la présence des femmes est proéminente parce qu'elles sont la catégorie la plus mécontente de la société."


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