On ne mélange pas les torchons et les serviettes. Ou les politiques et les saltimbanques. François Hollande, favori des sondages et avide de majesté, n’ira donc pas s'installer dans le fauteuil de l'invité chez Laurent Laurent Ruquier, qui n’est pas de son niveau, lit-on sous la plume d’Emmanuel Berretta dans le Point.fr. Serait-ce dû à cette arrogance dont le taxe volontiers la droite ces temps?
Le journaliste relève plutôt une certaine cohérence dans la posture. Notant en substance que du moment où le candidat PS à la présidentielle a abandonné les petites blagues pour incarner le sérieux de la fonction, ce n’est pas pour tomber dans les facilités de langage de l’infotainment. Ou alors veut-il laisser entendre qu’avec lui à aux commandes, la République sort du show business.
En d’autres termes, précise Emmanuel Berretta, il a retenu les enseignements de Jacques Pilhan, le gourou de la com de Mitterrand et Chirac: pour être élu président, il faut se comporter comme tel pendant la campagne.
Ce n’est pas la première fois que Ruquier invite Hollande. Il en avait déjà été question lors la primaire socialiste, mais l’animateur d’ "On n’est pas couché" avait essuyé le même refus. On ne sait pas comment il a réagi à cette nouvelle rebuffade, mais son ego doit certainement en souffrir. Enfin, il pourra toujours se déchaîner samedi prochain dans son petit one man show en début d'émission, annonçant ceux qu’il ne recevra pas…













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