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Fêtes du 1er août, une affaire de mythes nationaux

| 12:15   Le 1er août appartient à la Suisse conservatrice. Même si des personnalités de gauche se rassemblent également autour des feux, les discours invoquent davantage les mythes nationaux que la solidarité internationale.






| 22-07-2010 | 12:15

Car c’est la majorité qui choisit les orateurs. Les Verts et les politiciens du parti socialiste sont ainsi peu nombreux à se trouver derrière les microphones le jour de la Fête nationale: «Comme les comités d’organisation sont plutôt conservateurs, la gauche est moins souvent invitée», explique le politologue Georg Lutz.

 

 

Le camp rose-vert n’est pas tout à fait étranger à cet état des choses, selon lui: «La gauche pourrait s’occuper davantage du 1er août», mais elle laisse le champ libre aux forces conservatrices. Aujourd’hui, c’est avant tout l’UDC qui définit ce qui est suisse. La gauche a tout à y gagner en se montrant plus active le 1er août et en transmettant une autre image de la Suisse, estime Georg Lutz. Abolir le 1er août

 

 

Dans ce sens, l’entreprenant président de la Jeunesse socialiste Cédric Wermuth est exemplaire. Que le fondement de la Suisse se trouve dans le serment du Grütli est une «sottise», écrit-il dans un article paru dans la «Mittelland Zeitung».

 

 

C’est pourquoi, il demande d’abolir la fête du 1er août et de la remplacer par le 12 septembre, jour de l’entrée en vigueur de la Constitution fédérale en 1848: là est née la volonté de vivre ensemble.

 

 

Le rapport ambigu de la gauche au 1er août est enraciné dans l’histoire. Pour le PS, le jour le plus important a toujours été le 1er mai, la fête du travail. A travers ce mouvement de travailleurs, la solidarité internationale est centrale pour la gauche, tandis que le 1er août revêt un aspect nationaliste et conservateur, relève le politologue Andreas Ladner.

 

 

Mais en matière de patriotisme, le PS a corrigé le tir ces dernières années. «On a vu des femmes parlementaires arborer des T- shirts avec la croix suisse ou s’affichant fans de l’équipe de foot nationale», poursuit-il.

 


La gauche au Grütli

 

 

Reste aussi le souvenir de Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération d’alors, sur le Grütli en 2007. Jusqu’à un certain degré, elle s’est servie de la symbolique patriotique, mais son discours était dirigé explicitement contre la récupération de la fête nationale par les forces conservatrices et contre l’exclusion.


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