
Depuis la démission de Yasuo Fukuda lundi soir, la presse japonaise ne parle que de l'éventuelle candidature de Yuriko Koike au poste de premier ministre. Elle pourrait ainsi devenir la première femme à occuper la place de cheffe du gouvernement japonais, selon l'AFP.
La compétition est ouverte au sein du Parti libéral démocrate (PLD) - au pouvoir depuis 1955 quasi sans interruption - pour succéder au démissionnaire. Taro Aso, secrétaire général du parti et ancien ministre des Affaires étrangères, est sur les rangs. Mais Yuriko Koike, 56 ans, ancienne présentatrice de télévision devenue ministre pourrait bien l'emporter, si elle se présente d'ici le 10 septembre. A condition que les membres de son parti l'élisent présidente du PLD le 22 septembre prochain.
"Je veux évaluer ce dont nous avons besoin collectivement plutôt que penser à ma situation personnelle", affirme-t-elle pour l'instant. Diplômée en sociologie à l'université du Caire, parlant couramment anglais et arabe, Yuriko Koike fut conseillère à la sécurité nationale dans le cabinet de Shinzo Abe. Elle occupa ensuite brièvement le poste de ministre de la défense, avant que la démission d'Abe en 2007 ne la renvoie à la Chambre des députés.
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