Le contrôle des banque a un coût. Pour éviter une dérive comme nous venons de vivre ces deux dernières années les gouvernements veulent mettre des sécurités supplémentaires. La question qui occupe les autorités compétentes en ce moment est le niveau des fonds qui sera requis de façon différentiée selon la taille et l’activité des banques. L’idée étant qu’une activité plus risquée devrait être couverte par plus de fonds propres afin de mieux absorber les chocs du marché ou des pertes éventuelles. Il est même question dans certains cercles d’obliger certaines grandes banques à séparer les activités risquées des activités de banque de détail (prêts commerciaux, hypothèques, etc…).
Pour suivre les activités des banques, le régulateur demande un reporting des risques plus complet, dont la production exige un effort administratif non négligeable. On pourrait penser que c’est le prix à payer pour être un acteur dans le marché bancaire et que ces coûts sont reflétés dans les prix pratiqués par les banques. In fine, c’est le consommateur/client qui paie. C’est pourquoi le Crédit Suisse se permet aujourd’hui de charger les comptes de ses clients de 40 CHF par an, sauf s’ils ont des avoirs de plus d’un millions de francs déposés à la banque.
De deux choses l’une : soit le Crédit Suisse estime que les autres banques vont suivre, donc le client est taillable et corvéable à merci, soit le Crédit Suisse se repositionne avec une migration désirée de certains clients vers d’autres banques. Dans ce dernier cas, le Crédit Suisse serait en train de nous dire que les « petits » clients ne l’intéressent plus. Affaire à suivre…

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