En voyage aux Etats-Unis la semaine passée, j'ai été surprise de découvrir le tollé autour de l'invitation adressée au Président Barack Obama par l'Arizona State University demandant sa participation à la cérémonie de remise de diplômes. L'université avait décrété d'emblée qu'en acceptant d'être l'orateur en ce "graduation day", il ne serait pas décerné à Obama un diplôme de doctorat honoris causa selon la tradition. La raison invoquée: «L'ensemble de son oeuvre n'est pas assez abouti». Allons bon.
Comme le résume si bien un journal canadien, «au cours des 20 dernières années, Barack Obama a écrit deux best-sellers, lancé le mouvement politique le plus important de sa génération, et a été le premier Noir à accéder à la présidence des États-Unis».
Donc c'est avec intérêt que le 13 mai, j'ai écouté son discours - dont le thème central était, vous l'aurez deviné, «l'ensemble de son oeuvre est encore à venir.» Alternant humour et sérieux, Obama a abondé dans le sens des esprits lumineux de l'Arizona State University:
«... Je ne suis pas ici pour réfuter l'allégation que je n'ai pas encore assez accompli dans ma vie. D'abord Michelle la première est d'accord avec cette déclaration. Elle a pour moi une longue liste de choses que j'ai encore à faire à la maison dès mon retour. Mais de surcroît, je comprends bien n'avoir pas fini de réaliser mon oeuvre. J'affirme que même le titre de président dit assez peu sur ce qui a été accompli dans une vie. Peu importe son succès, il y a toujours encore à apprendre, encore à faire, encore à accomplir.
Alors en m'adressant à vous, diplômés de la classe 2009, malgré ce que vous avez accompli pour recevoir vos diplômes en ce jour, vous ne devez pas vous reposer sur vos lauriers... L'oeuvre que vous devez accomplir est encore devant vous.»
A écouter en entier sur YouTube.




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