Les cellules d'entraide s'importent en Suisse | Les Quotidiennes

08/01/2009 19:05
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Les cellules d'entraide s'importent en Suisse

| 16:46  Les femmes cadres et entrepreneures s'organisent selon un modèle québécois.






| 25-01-2008 | 16:46

«Le patron d'IBM le disait il y a 15 ans. Les hommes se créent leur réseau à l'armée et au sport», a lancé Geneviève Morand, en guise d'introduction à la soirée organisée par son entreprise
Rezonance

. Caricature? Les femmes ne consacrent en tous les cas pas encore assez de temps à créer leur réseau. «Le cercle des mamans à la crèche ne suffit pas», ironise une intervenante.Ce phénomène est une des raisons avancées pour expliquer le peu de femmes dans les sphères dirigeantes de l'économie. C'est ce qui a fait réagir Geneviève Morand et Diane Reinhard, économiste d'entreprise. L'année dernière, elles ont créé les cellules d'entraides en Suisse, en suivant l'exemple de Lise Cardinal, qui a initié le concept au Québec il y a vingt ans déjà. La 4e cellule romande a été créée jeudi soir.Concrètement, une quinzaine de femmes eutrepreneures ou cadres de domaines différents s'engagent à se réunir une fois par mois en toute confidentialité. Leur monnaie d'échange: l'information. Elles parlent de leur expérience professionnelle, échangent leur savoir faire et s'appuient en cas de difficulté. Des discussions qui intègrent parfois des questions privées.

Complicité féminine

Mais pourquoi des réseaux de femmes uniquement? Les initiatrices croient en la complicité féminine et la compréhension mutuelle. «Forcément, ça dérange certains, lance Diane Reinhard. Les femmes, représentées en grande majorité dans les réseaux de bénévolat, se réunissent cette fois pour leur progression professionnelle.»Les témoignages sont encourageants. «Ce que j'apprécie le plus, c'est que l'on puisse s'exprimer sans contrainte, sans être jugée», raconte l'une des participantes. «Après avoir passé des années dans la tour d'ivoire de l'université, la cellule d'entraide est un pas crucial», constate une universitaire.Une certaine assiduité est indispensable pour que les réseaux déploient des effets concrets sur la carrière des participantes. Au Québec, plus de 50% des nouvelles entreprises sont créées par des femmes. Entre 35 et 40 cellules y sont actives depuis des années.


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