Los-Angeles veut interdire les fast-food dans les quartiers pauvres | Les Quotidiennes

20/11/2008 14:39
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Los-Angeles veut interdire les fast-food dans les quartiers pauvres

SANTE | 12:23   




Le hamburger industriel, nourriture molle qui ne nécessite aucun effort (AFP)


MCM | 04-08-2008 | 12:23

Que sera l'humanité dans 700 ans? A en juger par "Wall-e", le dernier film des studios Pixar, elle sera tellement obsèse qu'elle en deviendra impuissante et puérile. Incapables de se tenir debout, inaptes à la motricité, les hommes et les femmes du futur seront réduits à l'état de patapouf. Ce n'est qu'un film d'animation, certes, mais la peur de l'obésité est désormais ancrée dans l'imaginaire américain. De fait, plusieurs mesures sont déjà entrées en vigueur pour éviter le pire.

 

Donuts en danger
L'Etat de New York a, notamment, interdit les graisses industrielles, dites "trans", qui renforcent le côté croustillant de certaines pâtisseries et accroît la durée de vie de certains produits. Adieu donc chips, crackers, muffins et autres donuts! Il a également obligé les chaînes de fast-food à afficher le nombre de calories contenu dans leurs préparations.

 

Un enfant sur trois
Mais Los-Angeles veut aller plus loin: le conseil municipal vient d'adopter un arrêté interdisant l'implantation de nouveaux fast-food dans les quartiers populaires, particulièrement touchés par ce phénomène. Cette interdiction, valable un an et reconductible, a également pour but d'encourager les restaurants et les chaînes de supermarchés proposant de la nourriture saine à s'installer dans ces quartiers déshérités, touchés par des émeutes raciales meurtrières et destructrices en 1992.

 

Rappel: un enfant sur quatre vivant à Los Angeles est obèse. Ce taux monte à près d'un sur trois dans la zone visée par l'interdiction. Celle-ci abrite 500.000 personnes, soit le huitième de la population de la ville.

 

L'obsession de la santé
Cette interdiction marque une étape dans l'obsession de la santé. Il ne s’agit donc plus de plaidoyers en faveur d’une meilleure alimentation, de transparence sur le nombre de calories, ou encore d’interdire les distributeurs de sodas dans les écoles. Il s’agit désormais de traiter la malbouffe comme on traite le problème de l’alcool ou du tabac, comme une pathologie qui peut porter atteinte à la santé, nouvel évangile des pays sur-développés. Que sera le prochain bouc-émissaire?


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